Francesca Bozzano, madame cinéma

Francesca Bozzano a toujours été une grande adepte du cinéma. Depuis sa tendre enfance, elle passe son temps à contempler les bobines, admirer les pochoirs de pellicule et dévorer les projections de films. Une passion qui l’a menée à la direction des collections de la Cinémathèque de Toulouse, le premier avril dernier.

Francesca Bozzano
© La Cinémathèque de Toulouse

Évidence

« Quand j’ai commencé mes études à Paris, j’ai de suite su que j’aspirais à travailler à la Cinémathèque de Toulouse ». Pour Francesca Bozzano, aucune hésitation n’ébranle son ambition professionnelle. Le 1er avril 2019, elle en est même devenue la directrice des collections. « Ce lieu ne cesse de m’étonner, avec la splendeur de ses archives, la compétence et la générosité de ses équipes. »

Love story

En beau milieu de l’été, le soleil tape sur les façades de la rue. Dehors, les enfants jouent. Francesca, elle, est recluse dans l’ombre des salles de cinéma. Elle y passe tous ses samedis après-midi. « J’habitais dans une ville de la province italienne, il n’y avait qu’une seule salle, avec une unique sortie par semaine », se remémore-t-elle, « j’entrais pour la séance de 14h et y restais jusqu’à 20h ».

Touche à tout

Films, archives, ouvrages, photographies, tous les aspects du monde cinématographique passionnent la directrice. « Le plaisir de toucher une bobine datant des années 1920, d’admirer la richesse des couleurs appliquées au pochoir sur la pellicule, de lire un scénario d’un film qui n’a jamais été réalisé, sont pour moi le sel de la vie », détaille-t-elle.

Bobines

C’est au fil de ses études universitaires que Francesca Bozzano découvre le patrimoine cinématographique, les archives de films et les enjeux de la restauration. «  J’ai alors commencé à fréquenter les festivals de patrimoine, bien développés en Italie déjà à l’époque, et à lire revues et bulletins des associations d’archivistes. »

Cinémathèque

En tant que directrice du lieu, elle accomplit des missions bien spécifiques. « Mon travail s’articule principalement autour de la conservation, de l’enrichissement et de la valorisation des films », explique-t-elle, « je ne crois pas que les Toulousains réalisent le poids et l’importance de cette archive, qu’ils aient conscience de l’opulence de ses collections, du renom qu’elle a au niveau international ».

Salomé Dubart

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