mercredi 21 octobre 2020
Culture L'auteur de BD toulousain Weissengel publie "Le Serment de l'acier"

L’auteur de BD toulousain Weissengel publie “Le Serment de l’acier”

Scénariste de bandes dessinées fantastiques, le Toulousain Weissengel, alias Gwenaël Marcé de son vrai prénom, signe le premier tome du « Serment de l’Acier », un ouvrage prévu sur deux volumes. La bande dessinée, illustrée par Elisa Ferrarri et colorisée par Axel Gonzalbo, sera disponible en librairie le 1er juillet.

Gwenaël Marcé (Weissengel)

Muni d’un carnet, de quelques crayons et de son imagination, Gwenaël Marcé observe. « C’est parfois un article dans un journal, une scène de rue, de la lecture, du visionnage, une discussion entre amis qui nous donne l’idée de notre bande dessinée ». Et c’est ce qui s’est passé pour l’auteur toulousain dans « Le Serment de l’Acier », sa nouvelle bande dessinée.

Un ouvrage, un monde et des personnages fantastiques qui reposent, en effet, sur un conflit et des problématiques bien réelles : la guerre de Yougoslavie. « Dans l’Histoire, il y a des bourreaux et des victimes des deux côtés, c’est ce que l’on retrouve à la lecture », relate le scénariste. « Mon envie était également de montrer que malgré les conflits qui ont saccagé le Vaste Pays, il n’y a pas de bons ou de méchants », à l’image de l’une de ces héroïnes, Aelis, une ancienne combattante, qui trouvera dans cette aventure une « plus grande ouverture d’esprit. »

Mais Aelis n’est pas seule. Et à l’aide d’autres personnages tels qu’Estèla Ascensal, jeune auxiliaire de la garde aux capacités particulières, et de Vuk Ciganin, le voyageur à l’histoire mystérieuse, l’auteur questionne également sur « Qu’est-ce qui nous fait tenir ensemble ? Nos frontières ? Comment des gens complètement différents vivent-ils, ou non, ensemble ? » Une autre référence à la guerre des Balkans.

« J’aimerais poursuivre l’histoire à travers d’autres ouvrages »

Mais pour l’auteur toulousain, le plus important, c’est l’envie. « L’envie génère tout cela. L’envie de créer un personnage, un univers. » Un désir d’écrire, presque naturel chez lui, qui planche sur cette idée depuis six ans. Six ans pour peaufiner l’intégralité du scénario. De l’histoire encore mystérieuse de Vuk, à l’enquête policière confiée à Estèla. Autant de détails que le scénariste aimerait distiller en plusieurs tomes. « Certes, l’histoire est prévue en deux volumes, mais nous n’aurons exploré qu’une petite partie de l’univers », explique Weissengel. « J’aimerais poursuivre l’histoire à travers d’autres ouvrages, peut-être pas une suite, mais à travers d’autres personnages sur qui nous ne nous concentrons pas dans ces deux premiers tomes. » Pour l’heure la sortie du premier volume est prévue au 1er juillet.

L’univers difficile des auteurs

« C’est un métier qui requiert une véritable vocation, et ça n’est pas évident. » Depuis les années 2000, Gwenaël Marcé écrit, dessine et scénarise. Au compteur, 16 albums en tant que scénariste, quatre en tant que dessinateur et trois où il réalise les deux à la fois. Et aujourd’hui, un contrat avec l’éditeur Drakoo, qui lui demande déjà le Tome 2 du « Serment de l’Acier ». Et pourtant, l’auteur n’envisage pas « que du positif pour la suite ». « C’est un métier compliqué, comme toutes les professions d’art », regrette Gwenaël Marcé. « Nous n’avons pas de statut juridique, il y a des hauts et des bas, et un nombre de sorties de bandes dessinées important par année, ce qui divise de plus en plus la part de revenu par auteur ». Après 20 années de loyaux services envers le monde de la littérature, cet auteur à l’imagination débordante envisage toujours l’avenir avec méfiance.

« Mais je me battrai pour continuer, vous pouvez en être certain », lance-t-il avec humour. « Il n’y a que dans cet univers que je me sens bien. » Cette envie d’écrire, de créer, on la retrouve encore une fois chez Gwenaël Marcé. Malgré les affres du métier, à l’instar dernièrement des conflits autour des retraites des auteurs, le scénariste du « Serment de l’Acier » reste optimiste. « C’est un combat de tous les jours certes, mais comme pour toutes les professions ».

Salomé Dubart

Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse
Cet article a été écrit par des élèves de l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse dans le cadre d'un partenariat avec le Journal Toulousain.

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