A Toulouse, on fait le point sur l’impact de la qualité de l’air sur la santé

À l’initiative de la fédération Atmo France et d’Atmo Occitanie, les Rencontres internationales air & santé se sont déroulées mardi 17 septembre à Toulouse. L’occasion de faire le point sur l’avancée des connaissances quant aux impacts de la qualité de l’air sur la santé et sur les actions menées par les collectivités.

Rencontres internationales air & santé

Sept ans après leur première édition, Les Rencontres internationales air et santé se tenaient mardi 17 septembre à l’Hôtel de Région. « Un moment fort, destiné à faire prendre conscience au plus grand nombre le lien entre qualité de l’air et impact sanitaire. En France, c’est la deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac et devant l’alcool. Ces rencontres doivent sonner la mobilisation sur un sujet considéré comme prioritaire par les citoyens », expose Thierry Suaud, président d’Atmo Occitanie.

« La deuxième cause de mortalité évitable derrière le tabac et devant l’alcool »

Des experts étaient ainsi conviés à faire le point sur l’avancée des connaissances. Wanda Neira, directrice du département santé publique et environnement de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), après avoir rappelé le lien entre changement climatique et pollution atmosphérique, a estimé que cette dernière était responsable de 7 millions de morts prématurées dans le monde. Un chiffre évalué à environ 60 000 en France. « De l’asthme aux cancers en passant par les maladies pulmonaires ou cardio-vasculaires, les liens de cause à effet ne sont aujourd’hui plus discutables. Ils viennent interpeller nos modèles de développement que ce soit en termes de construction, de production, d’agriculture ou de transport », poursuit Thierry Suaud.

ZFE, baisses de vitesses, PLU… des outils pour limiter l’exposition

Ces rencontres étaient ainsi placées sous le signe des actions menées pour réduire l’exposition des personnes à la pollution. À travers les plans locaux d’urbanisme (PLU) ou les plans de déplacements urbains (PDU), les collectivités locales disposent d’outils de levier importants. À l’image de Toulouse Métropole, plusieurs agglomérations envisagent également la création de zones à faibles émissions (ZFE) ou des mesures de réduction de vitesse. Dans le cadre de sa trajectoire énergie positive, la Région Occitanie est, elle aussi, « pleinement mobilisée sur la qualité de l’air avec le soutien à l’agriculture bio, la diminution des pesticides, le zéro plastique dans les lycées, les trains du quotidien ou encore les chèques écomobilité », énumère Agnès Langevine, vice-présidente en charge de la transition énergétique. « Ce qu’il manque, c’est de la transversalité pour appliquer ces préoccupations à toutes les politiques sectorielles des collectivités », précise toutefois l’élue.

Député et président du Conseil national de l’air (CNA), Jean-Luc Fugit était également présent pour souligner l’action de l’État et notamment l’arrêt de vente de véhicules utilisant des énergies fossiles d’ici 2040 prévue dans la loi Orientation des mobilités (Lom). Des bonnes volontés contrebalancées par la proposition du gouvernement de fixer à 5 ou 10 mètres la distance minimale entre les zones d’épandage de pesticides et les habitations, jugée scandaleuse par de nombreux participants. « Un énorme travail a été réalisé ces dernières années, mais il en reste beaucoup à faire pour atteindre l’objectif arrêté par la loi Laure en 1996 : que chacun ait droit à respirer un air qui ne nuise pas à sa santé », résume Thierry Suaud.

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