mardi 19 janvier 2021
Actualités Projet Acorda : le big bang de l'orientation scolaire dans l'académie de Toulouse ?

Projet Acorda : le big bang de l’orientation scolaire dans l’académie de Toulouse ?

L’Université fédérale de Toulouse présentait aujourd’hui le projet Acorda, un dispositif collectif censé révolutionner l’orientation scolaire afin de favoriser l’accès aux études supérieures pour tous les élèves.

orientation scolaire Toulouse
Le projet Acorda entend coordonner les actions en matière d’orientation scolaire dans l’Académie de Toulouse

Favoriser l’orientation de tous les élèves vers les études supérieures dans l’Académie de Toulouse. L’ambition n’est pas nouvelle mais elle prend aujourd’hui une autre tournure avec la mise en place du Projet Acorda ( Ambition Commune vers une Orientation co-construite à Dimension Académique d’action). Après une année de conception, ce dispositif élaboré conjointement par l’Université fédérale de Toulouse, l’Académie de Toulouse et différents acteurs de l’orientation, entame sa phase de concrétisation.

Mutualiser et harmoniser le labyrinthe de l’orientation

Sur le papier, l’idée est simple même si, dans les faits, elle a longtemps été compliquée à mettre en œuvre. « Il s’agit de créer une culture commune de l’orientation entre tous les acteurs en coordonnant les expertises de chacun sur l’ensemble du territoire », explique Philippe Raimbault, président de l’Université fédérale de Toulouse. Dans un environnement changeant marqué par plusieurs réformes récentes (Parcoursup, réforme du lycée…), la volonté est aussi de donner « plus de clarté à un système très complexe qui s’apparente parfois à un labyrinthe », comme le concède Mostafa Fourar, recteur de l’Académie de Toulouse.

En harmonisant les pratiques et en mutualisant les outils, Acorda entend ainsi mettre en place une véritable continuité entre Bac-3 et Bac+3, soit dès l’entrée au lycée jusqu’aux trois premières années d’études supérieures. Une manière de lutter contre le fort taux d’échec lors de la première année d’études post-Bac. Mais aussi et surtout de démocratiser l’accès à celles-ci, véritable enjeu de société.

Des étudiants ambassadeurs auprès des lycéens

Pour cela, le projet mise en premier lieu sur la formation d’accompagnateurs relais au plus proches des élèves. Au sein de chaque lycée, des trinômes proviseur – psychologue – professeur principal seront par exemple mis en place et auront la charge d’échanger avec les familles et de les informer. De même, 60 à 75 étudiants ambassadeurs seront formés d’ici la fin de l’année pour partager leur expérience auprès des lycéens. Un nombre qui atteindra 250 les années suivantes.

Deuxième axe du projet, le développement d’outils de support de l’ensemble des actions d’orientation et de réorientation scolaire à Toulouse et dans la région. Ceux-ci incluent notamment une cartographie à jour de l’offre de formations, un observatoire des parcours ou encore des mallettes et banques de ressources numériques.

Démocratiser l’accès aux études supérieures en luttant contres les déterminismes

Enfin, le troisième volet d’Acorda, et non le moindre, consiste à favoriser la projection des élèves vers le supérieur. « L’accès à ces études est le facteur principal d’ascension sociale. Notre objectif est donc de lutter contre les déterminismes sociaux en aidant les lycéens à franchir ce qui leur apparaît trop souvent comme un fossé », assure Philippe Raimbault.

Des immersions dans l’enseignement supérieur dès le lycée

L’idée est ainsi de permettre aux jeunes d’expérimenter concrètement, en amont, l’enseignement supérieur grâce à des immersions dans les universités et écoles de l’académie. Des conférences sur les métiers d’aujourd’hui et de demain seront aussi proposées. Et des actions complémentaires seront également déployées pour lutter plus spécifiquement contre les inégalités sociales, territoriales, ou liées au genre.

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

1 COMMENTAIRE

  1. Pour ma part (fin 1980) et comme beaucoup d’autres, nous n’avons pas attendu les usines à gaz de l’administration actuelle pour casser ce déterminisme qui structure plus que jamais les cursus scolaires et universitaires de notre pays. C’est ainsi que les alternatives au sacro-saint Bac, comme la capacité en droit ou le DAEU, permettent depuis des lustres de s’affranchir de la machine à formater. Ces passerelles discrètes constituent une école de la volonté permettant à ceux qui en veulent d’être acteur de son propre destin. Alors, mieux vaut utiliser ce qui existe et peut-être renforcer ces dispositifs quasi-séculaires largement éprouvés.

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