samedi 24 octobre 2020
Actualités Motion des magistrats contre la grève des avocats : la réaction du bâtonnier...

Motion des magistrats contre la grève des avocats : la réaction du bâtonnier du barreau de Toulouse

Après la motion du tribunal judiciaire de Toulouse contre la grève des avocats, Maître Manuel Furet, bâtonnier du barreau, évoque une démarche incompréhensible et regrettable. Tout en réaffirmant la détermination des avocats mobilisés contre la réforme des retraites.

Mercredi 29 janvier, le tribunal judiciaire de Toulouse, réuni en assemblée générale plénière extraordinaire, a voté à l’unanimité une motion contre la grève des avocats, mobilisés depuis semaines contre le projet de réforme des retraites.

Dans un communiqué signé par Dominique Alzéari, procureur de la République, Marc Pouyssegur, président du Tribunal judiciaire et William Wink-Ka, directeur de greffe, les magistrats et fonctionnaires dénoncent un mouvement qui « affecte le service public de la justice, au mépris des libertés et droits fondamentaux ». Et alertent sur « les conséquences importantes de la grève en terme de délais de traitement des procédures ».

Une démarche rare

Une démarche rarissime, qui passe mal auprès des avocats. « C’est une décision clairement contre le mouvement social alors que notre combat est pour la justice dans son ensemble », regrette maître Manuel Furet, bâtonnier du barreau de Toulouse. Le représentant des avocats ne comprend d’autant pas l’initiative des magistrats que ces derniers avaient assuré au début de la grève qu’ils ne se prononceraient pas, en vertu de leur devoir de réserve : « nous les côtoyons au quotidien sans qu’il n’y ait jamais d’incidents et les soutenons face aux difficultés qu’ils rencontrent à cause du manque de moyens, il y a de quoi être amers ».

« Notre combat n’est pas contre les magistrats »

Tout en questionnant l’unanimité affichée par la motion, Manuel Furet ne souhaite pas aller plus loin dans la polémique avec les magistrats. « Notre combat n’est pas contre eux. Demain, nous serons à nouveau ensemble dans les prétoires », souligne-t-il. En attendant, il assure que la démarche du tribunal judiciaire ne sera pas de nature à faire fléchir la mobilisation : « nous entrons dans une deuxième phase du mouvement, qui est celle de la discussion avec les parlementaires. Nous sommes bien décidés à continuer à nous faire entendre ».

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Articles en rapport