La Maison du peuple de Toulouse ferme ses portes en musique

Expulsés, les occupants de la Maison du peuple de Toulouse organisent un dernier week-end de fête.

Maison du peuple

Initiée par des Gilets jaunes, la maison du peuple de Toulouse, située rue Sévéso à Fenouillet, n’aura pas fait long feu. Inaugurée le 6 juin, ses portes fermeront définitivement ce dimanche 11 août, au terme d’un dernier week-end de fête citoyenne, entre concerts, barbecue, jeux et piscine. Le tribunal d’instance de Toulouse a en effet ordonné, le 25 juillet, son évacuation : « Il est très surprenant de ne pas avoir eu deux mois de délais pour partir, comme c’est le cas lorsqu’il s’agit d’un squat. Ce jugement est clairement politique », dénonce Aurélien, un des résidents permanents.

S’ils admettent que leur occupation du lieu était illégale, ils soulignent aussi que ce dernier est le domicile de cinq personnes, « qui, comme beaucoup d’autres, subissent la précarité et la répression d’un système injuste à bout de souffle ».

La lutte continue

Leur mobilisation, notamment devant le siège de Toulouse Métropole le 1er août, est demeurée vaine. « Mais la lutte continue. Le fait que nous soyons aussi nombreux, en plein été, prouve que nous ne sommes pas prêts à lâcher », affirme Cilia, une autre habitante.

Lieu d’actions, de rencontres, d’ateliers de bricolage ou de permaculture, la Maison du peuple accueillait les sympathisants des Gilets jaunes, entre autres, pour l’organisation de leurs commissions. Elle avait été perquisitionnée par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse le 17 juillet, qui soupçonnaient, à tort, la préparation d’une attaque chimique sur les forces de l’ordre, lors du passage du Tour de France dans la Ville rose.

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