[Interview décalée] Jean-Michel Fabre

Jean-Michel-Fabre

Conseiller général et président de l’Office Public de l’Habitat 31, Jean-Michel Fabre se consacre entièrement à ces deux fonctions et compte bien poursuivre ses mandats. Il se présentera en 2015, aux élections départementales, pour défendre le canton des Minimes. Avant d’entrer en campagne, il répond à nos questions… décalées.

 

La dernière fois que vous avez susurré des mots bleus à quelqu’un ?

Si les mots bleus se disent avec les yeux, alors je préfère les dire avec des roses, si possible des roses rouges. Les roses obligent à la délicatesse parce qu’elles peuvent cacher des épines.

 

Quelle note mettriez-vous à votre physique (sur 20) ?

Prétentieux de se mettre une note sur le physique, mais je partage par contre l’avis de Léonard de Vinci : « Passé quarante ans, un homme est responsable de son visage ».

 

En amour, quel est le secret de l’harmonie ?

Une chanson parlait « des secrets qui se cachent au fond de l’amour ». Il faut les cacher sinon ce ne sont plus des secrets et l’harmonie est rompue.

 

Et la fausse note qui peut tout gâcher ?

Il fut une époque, les joueurs d’orgues dans les églises devaient éviter de jouer certains accords jugés dissonants et considérés comme des fausses notes. Il y avait une exception, c’était quand on voulait évoquer le diable. « Le diable est dans les détails » en musique comme en amour.

 

Quel est le compliment qui vous a le plus touché ?

Ce n’est pas un compliment, c’est une lettre qu’une personne avait adressée à un organisme HLM dont je m’occupe. C’était en décembre, la lettre disait qu’en lui attribuant un logement, l’organisme lui avait permis d’offrir le plus beau cadeau de Noël possible à son fils : un logement. J’ai souvent cette lettre en tête quand les choses se compliquent et qu’il faut tenir le cap.

 

Quel est votre principal défaut dans la vie de tous les jours ?

Faire des réponses longues à des interlocuteurs qui en attendent des courtes. C’est ma culture de vétérinaire et biologiste qui connaît la complexité du vivant et veut comprendre et expliquer les choses.

 

Avez-vous déjà menti sur votre âge ?

Non. Globalement, j’ai toujours bien vécu avec cette question. Les premiers cheveux blancs ne m’ont pas inquiété et je serai aussi heureux d’être appelé un jour Papy que je l’ai été d’être appelé Papa.

 

La question qu’on ne vous a jamais posée mais à laquelle vous aimeriez répondre ?

Quand vous faites la cuisine pour votre famille ou vos amis, vos plats fétiches et vos secrets. Chaque plat cache une histoire collective et individuelle : j’aurai aimé ne pas révéler tous mes secrets.

 

Avec qui aimeriez-vous échanger votre vie le temps d’une journée ?

Peut-être un coureur qui, lors du Marathon de Toulouse, se rapprocherait de la barre mythique des 2 heures. Mais ressentir les sensations d’un grand champion, comprendre ce qui se cache derrière l’allure et la sérénité de façade est un beau rêve.

 

Quelle est la dernière chose que vous faites avant de vous coucher ?

Certains soirs, répondre à une interview décalée. Sinon, parler avec ma femme ou échanger avec mes filles, même quand elles sont à l’autre bout de la France ou du monde.

 

L’objet personnel qui vous tient le plus à cœur ?

C’est un meuble. Un buffet fait par mon grand-père qui était menuisier. L’atelier où il a été fait existe et vit encore. Je sais même où les frênes ont été coupés pour faire les planches, près de là où je suis né, dans la montagne où ce grand-père s’était caché pendant la guerre. Mon jardin secret.

 

Quand vous partez en vacances, qu’emportez-vous toujours dans votre valise ?

Une tenue pour courir où que j’aille. J’adore découvrir des paysages mais aussi des villes au petit matin quand tout sommeille encore.

 

Quel trait de caractère vous fait fuir chez les autres ?

L’arrogance et le manque de respect de son interlocuteur.

 

Quelle est la dernière fois que vous avez manqué de courage ?

Il y a quelques jours quand j’ai laissé quelqu’un tenir des propos racistes dans le métro sans réagir tout de suite. Le plus difficile c’est le courage du quotidien, l’indignation au quotidien. Il faut être exigeant vis-à-vis de soi-même.

 

Que faites-vous encore en cachette ?

J’ai toujours cherché à protéger ma vie privée et ma famille. Je fais donc certaines choses, non pas en cachette, mais en toute discrétion.

 

 

 

 

 

 

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