vendredi 30 octobre 2020
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L’application ô Toulouse au secours des commerçants, mais pas que…

Depuis le déconfinement, les commerçants de Toulouse rivalisent d’imagination pour remonter la pente…

Les commerces sont au cœur de l’économie citadine et sont les premières victimes de la crise actuelle

« J’ai à titre personnel perdu 200 000 euros en deux mois », révèle Humberto Di Prisco, gérant des boutiques de décoration “Trait” et président de l’association des commerçants du quartier Saint-Georges. Même son de cloche du côté de Christine Le Gallo, gérante d’une boulangerie dans ce même quartier : « Avec le covid, nous chiffrons une perte de 80 % du chiffre d’affaires pendant le confinement. »

Et pourtant, hors de question pour ces commerçants toulousains de se laisser abattre : « Il est tôt pour en parler, mais avec l’aide municipale, celle de la Métropole et de la Région, nous voulons investir afin de démocratiser l’application “ô Toulouse” qui référence les commerces et bons plans de Toulouse. L’objectif : avoir un plus grand nombre de commerces présents, mais aussi pouvoir effectuer des ventes directement via cette application. Et j’ai, d’ailleurs, senti un effort de la part de tous nos partenaires pour faire avancer les choses. » confie Humberto Di Prisco

En attente d’un signe du gouvernement

Des leviers originaux pour faire redémarrer l’économie et d’autres plus classiques. Du côté de la boulangerie Saint-Georges, Christine Le Gallo s’adapte. « Nous avons mis des plexiglas dans toute la boutique, nous avons revu la gamme de produits… Nous essayons d’être créatifs, nous allons mettre en place les livraisons à domicile par exemple. » Des remèdes aussi bien à l’échelle individuelle que collective. Selon Humberto Di Prisco, « nous avons travaillé avec d’autres associations et la “Fédération des associations de commerçants, artisans et professionnels de Toulouse” pour proposer des mesures pour l’ensemble de la ville comme la gratuité des transports en commun et du stationnement pour faire revenir les clients en ville. Nous avons aussi mis en place une campagne de communication.»

Mais l’homme attend également un signe du gouvernement « Nous avons touché 1500 euros du fonds de solidarité et économisé 2000 euros d’URSSAF. Mais du côté de l’État, les aides ont été reportées. Il faut clarifier la situation au niveau des assurances et des loyers. Les aides du gouvernement ne sont clairement pas suffisantes pour pallier les pertes subies. »

Jaïdi Maoulida

Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse
Cet article a été écrit par des élèves de l'Institut Supérieur de Journalisme de Toulouse dans le cadre d'un partenariat avec le Journal Toulousain.

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