Plan pauvreté : 2,4 millions d’euros pour Toulouse et la Haute-Garonne

Dans le cadre du plan Pauvreté, l’État vient de signer une convention avec le Conseil départemental de la Haute-Garonne et Toulouse Métropole. Les deux collectivités se verront respectivement dotées de 1,4 million et 1 million d’euros pour mettre en place des actions innovantes.

Olivier Noblecourt Plan pauvreté
Olivier Noblecourt © DR

Christelle Dubos, secrétaire d’État auprès de la ministre des Solidarités et de la Santé, est venue signer à Toulouse, ce vendredi 29 mars, une convention qui contractualise l’engagement de l’État et des collectivités locales, dans le cadre de la stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté. Dans ce document l’exécutif prévoit d’allouer une double enveloppe de 1 million d’euros pour la Métropole toulousaine et 1,4 million au Département.

Un budget destiné à financer, entre autres, des dispositifs de soutien à la parentalité ou la création de nouvelles Maisons des solidarités. « Des moyens concrets et immédiatement disponibles pour les territoires », se félicite Olivier Noblecourt, le délégué interministériel à la prévention et à la lutte contre la pauvreté des enfants et des jeunes, qui a travaillé à l’élaboration de ce plan.

Renforcer la prévention et l’accompagnement

« L’Etat, qui consacre 8,5 milliards d’euros à la mise en œuvre du plan pauvreté, a prévu de destiner 1,5 milliard d’euros aux actions d’accompagnement. Car la prise en charge, par les seules allocations, est inefficace sans un véritable travail de prévention et de soutien », défend le délégué interministériel. Celui-ci doit tracer les contours des services publics de l’insertion et de la solidarité, au sein de « l’État-providence du XXIe siècle » décrit par le président de la République en préambule de ce plan.

L’exécutif souhaite, par exemple, instaurer une obligation de formation jusqu’à 18 ans, lancer une refonte des minimas sociaux pour mettre en place un revenu universel d’activité, et automatiser le renouvellement de la Couverture médicale universelle (CMU) pour les allocataires du RSA. « Il faut simplifier et rationaliser les services afin de faciliter l’accès au droit, sans être dans le mythe du guichet unique », synthétise-t-il.

« Ce plan comporte des propositions intéressantes que nous soutiendrons. Mais la portée de ces mesures est réduite par la politique globale du gouvernement qui, par ailleurs, appauvrit une partie de la population », nuance Claude Touchefeu, conseillère municipale et métropolitaine du groupe Générations, socialisme et écologie.

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