Les militants toulousains de Génération.s pas démoralisés par la prise de recul de Benoît Hamon

Malgré la prise de recul de Benoît Hamon, Génération.s n’est pas mort assurent les militants toulousains du mouvement. À l’image de Pierre Cohen et Isabelle Hardy, qui entendent démontrer la pertinence du projet en continuant d’œuvrer pour l’union de la gauche en vue des municipales.

Isabelle Hardy et Pierre Cohen

Il avait averti avant les européennes : il tirerait les leçons d’un deuxième échec majeur au suffrage universel. Au lendemain du scrutin, Benoît Hamon a donc annoncé vouloir « se poser et réfléchir ». « Ce n’est pas un départ, mais un retrait médiatique. Je comprends tout à fait qu’il ait besoin d’être moins exposé, mais il reste à bord et le mouvement va perdurer », prévient Isabelle Hardy, présidente du groupe au conseil municipal. L’élue d’opposition positive malgré le « score compliqué » de Génération.s aux européennes et la prise de recul de son fondateur. Pas question pour les troupes d’abandonner le combat.

Ni le navire. Alors que de multiples critiques pleuvent aujourd’hui sur la stratégie de Benoît Hamon, Isabelle Hardy ne regrette pas son choix d’avoir quitté le Parti socialiste : « Il est malheureux que la gauche n’ait pas réussi à s’unir pour ce scrutin, mais quand Benoît Hamon a créé son propre mouvement, il y avait de vraies raisons de fond. Il aurait perdu beaucoup plus d’énergie à essayer de se battre au sein du PS. Le fait que de nombreuses personnes n’ayant jamais milité de leur vie nous aient rejoints est déjà une victoire. »

« Il n’y pas de parti hégémonique à gauche »

Au niveau local, les militants de Génération.s assurent que le retrait de leur porte-parole ne change finalement pas tant la donne. « Nous sommes un mouvement horizontal et, à l’avenir, des responsabilités de plus en plus importantes vont être confiées aux comités locaux », précise l’élue. Surtout, les figures de proue entendent continuer à prendre leur part dans le travail d’union de la gauche entamé à Toulouse. « Nous avons des collaborations fortes dans l’opposition municipale. Un forum sur la mobilité a eu lieu, des réflexions communes sont lancées sur l’urbanisme et l’alimentation. Je ne me fais pas trop de soucis sur notre capacité à définir un périmètre de projet unitaire », assure l’ancien maire Pierre Cohen, également membre du groupe Génération.s.

Les deux élus tiennent en tout cas à nuancer les propos de Guillaume Balas, bras droit de Benoît Hamon, affirmant que Génération.s sera « disponible pour des alliances » lors des municipales. Ce dernier évoque même la possibilité de rejoindre « une maison commune de l’écologie » autour d’Europe écologie-les Verts. « Il ne faut pas fonctionner à l’envers. Si une figure d’opposition locale s’imposait, cela se saurait et aujourd’hui ce n’est pas le cas. Tout comme il n’y a pas, à gauche, de parti hégémonique, ni avant ni après les européennes. Ce qui est sûr en revanche, c’est que l’écologie fait partie de l’ADN de Génération.s et qu’elle sera au cœur des enjeux des municipales », lance Isabelle Hardy.

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