Carole Delga propose de fédérer tous les acteurs de la mobilité au sein d’une même structure

Carole Delga présentait ses vœux à la presse ce lundi 14 janvier. La présidente de la Région Occitanie en a profité pour rappeler le rôle des collectivités locales en cette période de crise et les propositions qu’elle a faites en ce sens au président de la République. Notamment en terme de mobilité.

Pour ses vœux à la presse, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie n’a pas dérogé à la tradition du bilan des actions menées lors de l’année écoulée et des perspectives pour celles à venir. « La Région agit au quotidien et prépare l’avenir », a-t-elle répété, citant notamment la gratuité des manuels scolaires, la mise en place d’écochèques, mais aussi le dispositif Pass pour aider les entreprises de moins de 50 salariés, le projet Inspire destiné à assurer un vieillissement en bonne santé ou encore l’investissement dans les trains à hydrogène.

Prendre en main la maîtrise d’ouvrage des petites lignes

Surtout, la présidente a tenu à souligner l’importance du rôle des collectivités locales, à même de retisser des liens dans cette période charnière : « Nous avons été laissés de côté pendant 18 mois et ce que j’ai dit au président de la République lors de notre rencontre jeudi dernier, c’est que l’action de l’État doit être dirigée vers les territoires ». Une rencontre qui a principalement porté sur les questions de mobilité, dont Carole Delga a également fait le thème central de ses vœux.

Premier sujet abordé, celui des six « petites » lignes, définies comme prioritaires depuis les États généraux du rail en 2016 et à propos desquelles Carole Delga regrette qu’il n’y ait aucune avancée. « La situation est bloquée, car la SNCF estime qu’elle n’a pas les moyens de rénover ces lignes. Il faut donc dire stop. Il suffit de transférer la maîtrise d’ouvrage aux régions, qui actuellement, financent les travaux à 91 % sans les décider. Nous pouvons prendre en charge les 9 % restants », propose la présidente.

Modulation du coût du cheval fiscal

Toujours en ce qui concerne le ferroviaire, cette dernière a réaffirmé le besoin de la LGV pour créer des trains du quotidien et qu’opposer les deux relevait de « malhonnêteté intellectuelle ». De même, la Région a également son rôle à jouer dans la décongestion de la métropole toulousaine. « Mais pour faire bouger les choses, nous ne pouvons pas continuer avec ce fonctionnement institutionnel. Actuellement, pour réserver des voies aux cars, qui sont de la compétence de la Région, il faut discuter avec quatre acteurs différents, ce n’est pas raisonnable », fustige Carole Delga.

« Nous ne pouvons pas continuer avec ce fonctionnement institutionnel »

L’élue propose la création d’une entité sur le modèle du Stif, devenu Île-de-France Mobilités, qui réunirait les collectivités locales concernées (Région, Département, Métropole, mais aussi Sicoval et Communauté d’agglomération du Muretain) ainsi que l’État, la SNCF ou les concessionnaires autoroutiers. « Cela nécessiterait une modification législative. La ministre des Transports a assuré qu’elle serait prête à l’examiner », précise l’élue.

Enfin, l’idée d’une carte de grise modulable selon la puissance fiscale, moins chère pour les propriétaires de véhicules de 4 à 6 chevaux, a été évoquée. Un amendement au projet de loi de Finances avait été porté par les socialistes au Parlement fin décembre, mais rejeté par la majorité. Visiblement, lors de leur rencontre, Carole Delga a su convaincre Emmanuel Macron, qui pourrait demander aux députés LREM de se ressaisir de cette question.



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