jeudi 27 janvier 2022

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EconomieLa Haute-Garonne avance vers le revenu de base pour les jeunes

La Haute-Garonne avance vers le revenu de base pour les jeunes

Le président du département de la Haute-Garonne Georges Méric a présenté la démarche du revenu de base pour les jeunes de 18 à 24 ans ce mardi 14 décembre. Une expérimentation doit être menée à partir du 1er mars 2022.

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Une expérimentation du revenu de base pour les jeunes de 18 à 24 ans doit être menée en Haute-Garonne à partir du 1er mars 2022. Photo d’illustration @PS-LeJournalToulousain

“30 % des jeunes ont renoncé aux soins. Près de 50 % des moins de 30 ans sont pauvres”, a lancé le président du Conseil départemental de la Haute-Garonne Georges Méric, ce mardi 14 décembre. Pourtant, les moins de 25 ans ne sont pas éligibles au Revenu de solidarité active (RSA). Partant de ce constat, le président Méric interroge : “Peut-on continuer à exclure une tranche d’âge de la solidarité nationale ? Non ! Nous entendons donc expérimenter le revenu de base dans notre département.”

Ce projet sera soumis au vote de l’Assemblée départementale à 14 heures. Pendant dix-huit mois, à partir du 1er mars 2022, mille jeunes de la Haute-Garonne, ayant entre 18 et 24 ans, et ayant été tirés au sort, vont percevoir un revenu de base. Le montant est fixé à 500 euros maximum et diminue jusqu’à 350 euros selon les revenus sur le critère du foyer fiscal de référence du jeune.

“Il s’agira d’un véritable revenu d’existence qui permettra aux jeunes de faire face aux dépenses du quotidien comme se loger, se nourrir, ou encore accéder à la culture”, estime Georges Méric. “C’est un dossier pionné, pour une avancée de la justice sociale.”

Un revenu de base sans contrepartie pour les jeunes en Haute-Garonne

Ce revenu de base sera cumulable avec les autres aides. Aussi, “il ne sera pas conditionné à une recherche active d’un emploi ou d’une formation”, comme le signale Arnaud Simion, vice-président en charge de l’action sociale de proximité. “Nous souhaitons mettre en place un revenu d’existence, sans obligation”, abonde Georges Méric. “Nous observerons la manière dont les jeunes l’utiliseront. Pour mettre le pied à l’étrier, il faut donner de l’autonomie”, rappelle l’élu.

L’objectif de cette expérimentation, menée sans l’autorisation de l’Etat, est de mesurer l’impact du revenu de base sur l’insertion sociale ou encore professionnelle. “Nous avons une génération abîmée par la crise sanitaire. Ne pas en avoir conscience est un problème”, estime Arnaud Simion.

Un projet politique et scientifique

Le revenu de base est un projet politique financé par le Conseil départemental à hauteur de neuf millions d’euros, mais aussi un projet scientifique. La collectivité est accompagnée par l’université de Toulouse-Jean-Jaurès pour cela.

Pour ce projet, François Sicot, professeur en sociologie, membre du Laboratoire interdisciplinaire Solidarités, Sociétés et Territoires explique : “Nous avons commencé à travailler avec un certain nombre de collègues sur la mise en place d’une méthodologie pour éviter un certain nombre de biais qui pourrait troubler l’expérience.“

Les participants répondront à plusieurs questionnaires tout au long de l’étude. Ils feront également des entretiens plus approfondis, pour voir comment l’expérience est vécue. Par ailleurs, un autre groupe de mille jeunes, qui ne recevra pas d’aide, sera également suivi.

 

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