samedi 5 décembre 2020
Economie Une formation pour un emploi

[Grande interview économie] Une formation pour un emploi

 

Le Parc des expositions accueillera la 10e édition de Form’Avenir, le salon des métiers et de la formation pour l’emploi, les 23 et 24 janvier prochains. L’occasion pour Michaël Gabay, commissaire du salon, de revenir sur l’offre de formation en Midi-Pyrénées et de détailler l’événement.

 

Michaël Gabay, pensez-vous que l’offre en matière de formation est suffisante en Midi-Pyrénées ?

Tout à fait, car elle est aujourd’hui dense, complète et aboutie. En revanche, l’information qui permet d’atteindre ces formations n’est, elle, peut-être pas suffisante. L’outil existe mais son utilisation et l’accès à ce dernier est un peu plus complexe. Pour exemple, la nouvelle réforme du « compte personnel de formation » qui ouvre plus de droits aux salariés, devra leur être expliquée. Sur le terrain, nous nous rendons bien compte que l’offre est présente, qu’elle est de qualité, mais que les salariés ne sont pas forcément au courant. Dans les grandes entreprises, le problème n’est pas flagrant mais pour les salariés travaillant dans des PME, l’accès à l’information est plus difficile, or 75% du tissu économique est justement constitué de PME. Le salon Form’Avenir trouve alors tout son sens.

 

Quelles évolutions avez-vous constatées sur le salon en 10 années d’expérience ?

En ce qui concerne les organismes de formation, notre taux de reconduction reste important puisqu’il est de 90 à 95% des exposants. Par contre, le public, lui, a changé. Nous recensions une majorité de demandeurs d’emploi lors des premiers salons et nous arrivons aujourd’hui à un quasi équilibre avec les salariés qui ont la volonté de se former pour évoluer dans leur entreprise ou se reconvertir. Sur une moyenne de 10.000 par salon, les visiteurs se répartissent de la manière suivante : 40% de demandeurs d’emploi, 40% de salariés, et la nouveauté depuis deux ans, 10% d’étudiants ayant fait un mauvais choix d’orientation, en quête de reconversion ainsi que 10% de parents de collégiens souhaitant que leurs enfants découvrent les différentes carrières qui s’offrent à eux.

 

« Choisir un métier, faire évoluer sa carrière, changer de cap professionnel, financer sa formation et se former à la création d’entreprise »

 

Que pourront trouver les visiteurs sur le salon Form’Avenir précisément ?

Le salon est structuré en 12 pôles regroupant 160 exposants, à savoir « l’administration et les services publics », « l’agriculture et l’agro-alimentaire », les « arts, la communication, l’audiovisuel et l’informatique », le « bâtiment et les travaux publics », le « commerce et les services », « l’environnement et le développement durable », « l’hôtellerie, la restauration et le tourisme », « l’industrie et l’aéronautique », la « propreté », le « sanitaire et le social », les « transports et la logistique », et la « création et reprise d’entreprise ». Dans chacun de ces pôles, sont représentés la branche professionnelle significative du secteur, l’organisme de formation et les écoles. Ensuite, sur un grand espace « Information, orientation et financement », Pôle Emploi représentera les entreprises qui recrutent. Pour finir, nous organisons une trentaine d’ateliers et conférences (inscription possible en ligne) qui traiteront de thèmes aussi variés que la VAE, le bilan de compétence ou les nouveaux outils de la réforme de la formation.

 

Quelles sont les nouveautés de cette 10e édition ?

Sur presque chaque pôle, les visiteurs retrouvent des animations et des démonstrations de « gestes métier ». Nous avons également installé un plateau radio/TV afin que ceux qui n’ont pu avoir accès aux conférences puissent interroger les intervenants.

 

Dans notre région, des secteurs sont-ils plus porteurs que d’autres, en termes de formation ?

Pas vraiment car même si le secteur de l’industrie génère plus d’offres de formation, proportionnellement, nous en enregistrons autant sur les activités liées à la propreté. D’ailleurs, l’aéronautique, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ne concentre pas toutes les offres de formation. Le sanitaire et social est également un secteur fort, de même que le commerce et les services ainsi que l’art, la communication et l’audiovisuel. Depuis deux ans, nous constatons aussi une fréquentation du pôle « transport et logistique » en constante augmentation.

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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