[Economie] Christophe Cornuejols, une vie d’innovation

portraiteco_CornuejolsAnticipation. Ingénieur, start-upper, conseiller en propriété intellectuelle… Si le dirigeant du groupe Ipside a enfilé diverses casquettes au cours de sa carrière, toutes suivent une même ligne directrice : la recherche des « tendances qui font l’avenir ».

Dans la sphère toulousaine, le nom de Christophe Cornuejols est inévitablement associé à celui de son ancienne entreprise, Nomatica, l’une des belles success story du début des années 2000. «Nous étions en pleine éclosion d’Internet. Mon épouse Dominique et moi-même nous sommes dit qu’il fallait essayer quelque chose. Et parallèlement, nous avions remarqué le fort écart de prix entre les appareils photo numériques vendus en magasin et ceux notamment en provenance des États-Unis», se souvient-il. Ainsi est né l’un des tout premiers sites de e-commerce français. Une société à la croissance foudroyante. En 2004, cinq ans après sa création, Nomatica est entré en bourse, emploie près de 150 personnes, réalise 70 millions d’euros de chiffre d’affaires et enregistre 100 000 visites quotidiennes sur son site.

L’aventure prend cependant fin en 2006. Christophe Cornuejols raconte : «Nous avions réussi à lever 4 millions d’euros, ce qui était bien pour l’époque mais très peu au regard de notre volume d’activité et du tour de table que nous aurions pu réaliser si nous avions été une start-up américaine. Notre trésorerie ne nous permettait pas de constituer des stocks suffisants, les livraisons ont pris du retard. Et Pixmania est arrivé avec davantage de moyens, en copiant notre site, en changeant simplement la couleur.»

« Quand on a goûté à la start-up, on récidive forcément »

Pendant deux ans, le start-upper passe ainsi davantage de temps avec sa famille et multiplie les petits projets, à l’instar du site de ballades Tracegps.com, avant d’intégrer le spécialiste toulousain du conseil en propriété intellectuelle Schmit-Chrétien, dont il prend la tête en 2010. Cet univers est loin d’être inconnu pour lui. Ingénieur Supaéro, passé par l’université américaine UCLA, Christophe Cornuejols a débuté au sein de Novespace, la filiale du CNES dédiée notamment au transfert de technologies. Initié par son frère Georges à la propriété intellectuelle, il est également passé par le cabinet toulousain Ravina en 1996 et a fondé l’antenne du groupe parisien Santarelli dans la Ville rose.

Hasard de l’histoire, c’est justement la fusion de Schmit-Chrétien avec Ravina – et avec la société bretonne Poupon – qui a donné naissance à Ipside en 2014. Un groupe qui compte six agences, 70 salariés, qui conseille aussi bien les grands industriels que les jeunes pousses, et auquel Christophe Cornuejols a choisi d’insuffler un certain esprit start-up. Le dirigeant, qui s’était lancé dans l’entrepreneuriat en 1989 avec la fondation d’Orbitics, spécialiste des vols paraboliques, suit d’ailleurs avec beaucoup d’attention et de bienveillance l’écosystème actuel, notamment l’initiative French Tech. Et n’exclut pas de replonger lui-même. «Toute ma vie a tourné autour de l’innovation. J’ai toujours essayé de surfer sur les tendances qui font l’avenir. Et quand on a goûté à la start-up, on récidive forcément», conclut-il.

 

 

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