Toulouse Métropole se dote d’un mode de gouvernance partagée

Les 133 élus issus des 37 communes constituant Toulouse Métropole se sont réunis ce jeudi 16 juillet pour installer le conseil métropolitain. Sans surprise, Jean-Luc Moudenc a été reconduit dans ses fonctions de président, et y a présenté le nouveau mode de gouvernance de l’intercommunalité.

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Ce jeudi 16 juillet s’est tenu le premier conseil métropolitain de la nouvelle mandature, décentralisé au Centre de Congrès Pierre Baudis. Les 133 élus siégeant dans cette assemblée ont été installés dans leur fonction. 67 d’entre eux étant toulousains, dont 16 issus de l’opposition municipale. Les 36 autres communes se partagent donc les 66 sièges restants, proportionnellement à leur poids démographique. Ainsi, Colomiers dispose de huit sièges, Tournefeuille et Blagnac de cinq, Cugnaux de quatre et Balma de trois. Dix autres villes obtiennent deux sièges et 21 un seul.
Un effectif renouvelé à plus de 50 % puisque 72 conseillers métropolitains vivaient là leur première intronisation dans l’intercommunalité. Parmi eux, 15 maires fraîchement élus : Christian André à Aigrefeuille, Michel Beuillé à Aussonne, Marc Fernandez à Beaupuy, Thierry Zanatta à Brax, Albert Sanchez à Cugnaux, Thierry Duhamel à Fenouillet, Alain Alençon à Lespinasse, Véronique Barraqué-Onno à Mondonville, Camille Pouponneau à Pibrac, Gil Bezerra à Pin-Balma, Jean-Pierre Gasc à Quint-Fonsegrives, Alain Susigan à Saint-Alban, Bruno Espic à Saint-Jean, Didier Castera à Seilh et Romain Vaillant à Villeneuve-Tolosane.

Un pacte d’orientation et de gouvernance partagée pour Toulouse Métropole

Lors de cette séance introductive, tous ont été appelés à désigner le président de Toulouse Métropole. Seul candidat à sa succession, Jean-Luc Moudenc a été réélu avec 96 voix, soit la majorité absolue. Une mandature qu’il souhaite placer sous le signe de la continuité et du collectif : « Depuis 2014, nous avons travaillé tous ensemble à l’élaboration de projets structurants tels que le nouveau PLUi-H (voté à l’unanimité), les schémas de développement économique et touristique, la construction d’outils d’attractivité ou encore le parc des expositions MEETT. » Et « c’est dans cet esprit que je veux débuter ce mandat », poursuit-il.
Ainsi, dès cette première séance du conseil communautaire, Jean-Luc Moudenc a présenté un pacte d’orientation et de gouvernance partagée, élaboré avec le concours de plusieurs groupes métropolitains, y compris ceux n’appartenant pas à sa majorité. « Il s’agit-là d’un texte collectif, de la feuille de route, définie en commun, de ce mandat 2020-2026, par des élus de sensibilités différentes mais qui reconnaissent des convergences objectives », précise-t-il. Une évolution du mode de gouvernance de la Métropole nécessaire, selon son président, pour travailler de concert, dans le respect de l’identité des communes. « Ce n’est plus une majorité politique mais une majorité de projets et de gestion », lance Jean-Luc Moudenc.

Un pacte qui ne fait pas l’unanimité

Quant à l’expression de l’opposition, Marc Péré, le maire de L’Union, estime qu’elle n’est pas digne d’un Établissement public de coopération intercommunale telle que Toulouse Métropole : « Je note que les maires qui n’ont pas signé votre pacte, qui ne m’a d’ailleurs jamais été proposé, ont été éjectés des vice-présidences (l’élection des vice-présidents de Toulouse Métropole ayant eu lieu lors de cette même séance) de la Métropole. » En effet, Marc Péré et Albert Sanchez, le nouveau maire de Cugnaux, ont tous deux candidaté au poste de vice-président sans avoir été élus. Ce que rappelle Jean-Luc Moudenc : « Vous n’avez pas été éjectés mais non élus puisqu’il s’agit d’un vote. De plus, je vous signale que ces fonctions n’ont pas pour but de représenter les communes mais la Métropole, que vous vous êtes employé à dénigrer pendant les six années précédentes. Finalement, il s’agit des conséquences logiques de vos positions publiques. »
Alors, pour les édiles qui n’auraient pas signé le fameux pacte, reste encore un outil inédit accordé par le législateur, pour faire peser leur ville dans l’intercommunalité : la Conférence des maires. Ainsi, à dates régulières, les 37 élus des communes de Toulouse Métropole se réuniront pour traiter des questions délicates et importantes en amont des conseils communautaires, « histoire de huiler les rouages plus rapidement », commente le président de la collectivité. Ce dernier précisant que tous ces dispositifs permettront un dialogue constructif permanent avec toutes les communes. « Chaque maire, y compris ceux qui n’ont pas adhéré au pacte d’orientation et de gouvernance partagée, pourra ainsi s’y exprimer », termine Jean-Luc Moudenc.

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