La colère jaune des lycéens et étudiants toulousains

DOMINO. Lycéens et étudiants toulousains défileront demain, dans le sillage des gilets jaunes. Si les revendications des jeunes sont moins disparates que celles de leurs aînés, elles sont presque aussi nombreuses.

Contre Parcoursup, contre la réforme du bac, contre la baisse des effectifs des établissements scolaires, contre la hausse des frais d’inscription pour les étrangers ou contre le Service national universel… Les revendications des lycéens toulousains expriment le malaise de toute une génération : « On voudrait davantage de reconnaissance de la part des dirigeants, parce que nous représentons le futur du pays », résume Ondine, 15 ans, élève de seconde au Lycée des Arènes et membre de la coordination lycéenne toulousaine.
Le son de cloche est identique dans les amphis : « Nous n’avons plus confiance en l’avenir et envers un état qui ne fait rien pour nous », déplore Alexis Nicolas, en troisième année d’anglais à l’université Jean-Jaurès, membre de l’Union des étudiants toulousains. Et leurs requêtes sont presque les mêmes, « ce n’est pas anodin. Le ras-le-bol est général chez tous les étudiants, quel que soit leur niveau, avant ou après le bac ». Preuve de solidarité, ceux de Sciences Po ont voté pour que leur établissement fasse office de « safe zone » durant les manifestations : « En cas de répression violente de la police dans le centre-ville, les lycéens pourront se mettre à l’abri dans les locaux », informe Alexis Nicolas.

« Nous n’avons plus confiance en l’avenir et envers un état qui ne fait rien pour nous »

Les violons ne sont pas accordés en revanche en ce qui concerne le soutien au mouvement des gilets jaunes. D’un côté, la coordination lycéenne n’a pas appelé à les rejoindre : « Même s’ils nous ont donné le courage de nous lancer, je ne sais pas si c’est une bonne chose de nous y associer. Le problème est que leur lutte est trop diverse et qu’il est compliqué de valider tout ce qu’ils proposent », explique Ondine. Au contraire, les étudiants, qui avaient déjà manifesté plusieurs mois au printemps, y voient « l’opportunité de mieux se faire entendre. Les revendications émanant de toutes les couches de la société, les nôtres y trouvent naturellement leur place ». La détermination est forte, comme l’espoir de faire plier les pouvoirs publics : « Nous sommes optimistes, le gouvernement commence à avoir peur, nous avons les moyens d’obtenir de belles choses », conclut Alexis Nicolas.



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