[Dossier] Projet Hyport : quand l’hydrogène décolle

Pour atteindre son objectif de première région à énergie positive, l’Occitanie lance le projet Hyport et mise notamment sur le développement de l’hydrogène. En partenariat avec la société Engie Cofely, elle se dote ainsi d’une stratégie globale sur la filière et espère accroître l’autonomie énergétique régionale.

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« Notre objectif est de faire de l’Occitanie, la première région à énergie positive d’Europe. L’hydrogène a un rôle structurant à jouer dans ce contexte de transition énergétique », assure Carole Delga, présidente de la Région. L’appel à projets “Territoires hydrogène” lancé en mai 2016 par les ministères de l’Environnement et de l’Industrie a ainsi été l’occasion de concrétiser une volonté politique assumée.

Labellisé, le projet Hyport, porté par Midi-Pyrénées Energies Investissements (filiale du Conseil régional) et la société Engie Cofely, a officiellement été inauguré en septembre dernier. « Il a pour objectif d’approvisionner toute la flotte terrestre des aéroports de Toulouse-Blagnac et de Tarbes en hydrogène », précise Agnès Langevine, vice-présidente en charge de la transition écologique et énergétique. À Blagnac, 50 Kangoo roulant à l’hydrogène viendront, dans un premier temps, remplacer les véhicules actuels, avant l’élargissement du dispositif aux bus-navettes. « Entre 12 et 15 millions d’euros d’investissements », rappelle l’élue.

Quant à l’hydrogène nécessaire à l’alimentation de cet écosystème, il sera produit de manière renouvelable, grâce à l’électricité générée par des éoliennes, des panneaux photovoltaïques, voire même la revalorisation de déchets. « C’est en cours de réflexion. Seule certitude, la production et la distribution seront assurées par un organisme du territoire », certifie Agnès Langevine. Cela pour maintenir la légitimité du projet dont l’objectif global est d’accroître l’autonomie énergétique de la région à partir de ressources naturelles.

Dans cette optique, la collectivité souhaite que les services et innovations issus de ce projet puissent être réplicables : « Nous pourrions ainsi imaginer de la location de véhicules à hydrogène, étendre le modèle aux zones portuaires ou à forte logistique », anticipe la conseillère régionale. Et pourquoi ne pas l’adapter à l’aviation ? La Plateforme de recherche pour les technologies hydrogène appliquées à l’aéronautique (Pacaero) travaille en ce sens.

Dossier ” Tous gonflés à l’hydrogène ” :



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