Municipales 2020 : Entre LREM et Jean-Luc Moudenc, où se positionnent les élus MoDem de Toulouse ?

Renforcés par la déconvenue du parti Les Républicains et le bon score de LREM aux européennes, les élus toulousains du MoDem, l’un des mouvements de la majorité présidentielle, veulent peser dans les municipales de 2020.

Marthe Marti et Jean-Luc Lagleize

Avec près d’un quart des suffrages recueillis aux européennes et 16 points de mieux que les candidats du parti Les Républicains, LREM s’impose à Toulouse. De quoi renforcer l’assise des trois élus municipaux MoDem, donc aussi membres de la majorité présidentielle, Jacqueline Winnepenninckx-Kieser, Marthe Marti et Jean-Luc Lagleize.

Ce dernier, également député de la deuxième circonscription de la Haute-Garonne, n’hésite plus à exprimer ses griefs à l’encontre de Jean-Luc Moudenc, dans la perspective du scrutin de 2020  : « Je trouve détestable le fait qu’il ait soutenu la liste de François-Xavier Bellamy contre celle du chef de l’État. D’autant que son attitude n’était pas claire depuis le début, il a joué l’ambiguïté. Il avait dit se reconnaître dans les propos d’Emmanuel Macron dans la lettre envoyée aux Français en janvier. Puis il avait eu un très opportun empêchement à Paris lors de la venue de la tête de liste LR à Toulouse… Il nous a laissé croire à son ralliement, c’est extrêmement dommage. »

Biens placés pour négocier

Un désaveu qui, d’après Jean-Luc Lagleize, ne restera pas sans conséquence : « Cela va compliquer les relations qu’il entretient avec les équipes nationales de la majorité et avec le Premier ministre. » Le député fait référence aux liens qui unissent de longue date Édouard Philippe et Jean-Luc Moudenc. Face aux mises en garde, ce dernier continue d’afficher sa sérénité, se garde bien d’entrer en campagne et soigne sa notoriété, lui dont la candidature est la plus attendue, par plus de la moitié des Toulousains (52%), selon un sondage la Tribune-BVA du 3 juin.

De son côté, dans l’éventualité de la constitution d’une liste LREM, Jean-Luc Lagleize serait certes le mieux placé pour la mener, mais il ne dispose aujourd’hui que de 5 % d’opinions positives et 9 Toulousains sur 10 déclarent ne pas le connaître. « Il ne faut pas oublier que, Toulouse étant la quatrième ville de France, la décision pourrait être prise à Paris », intervient Marthe Marti, adjointe au maire, patronne du Modem 31 et qui était en 39e position aux européennes sur la liste Renaissance de la majorité présidentielle. « Quoi qu’il en soit, nous n’entrerons pas en négociation avec Jean-Luc Moudenc dans les mêmes conditions qu’il y a six ans. Il faudra davantage compter avec nous. »

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