dimanche 29 novembre 2020
Actualités L'interview décalée de Sébastien Nadot

L’interview décalée de Sébastien Nadot

Anciennement professeur d’Histoire devenu professeur d’éducation physique au lycée Stéphane Hessel, il est également le biographe de Robert Hue dont il épouse finalement les idées politiques. Aujourd’hui responsable régional du Mouvement unitaire progressiste (MUP), il répond à nos questions… décalées.

 

La phrase que vous ne supportez pas d’entendre ?

« C’est très compliqué ». En général quand quelqu’un dit ça, ça veut dire : c’est trop compliqué pour que vous puissiez comprendre. Il n’y a qu’un pas vers : on ne peut rien changer aux choses. Et pourtant, il ne faut pas décourager les gens d’essayer de comprendre et de changer les choses!

Un cauchemar qui a hanté vos nuits ?

A l’été 2006, je chantais à tue-tête et le cœur léger une chanson de Philippe Katerine : « tout d’un coup elle s’est retournée et là, qu’est-ce que je vois ? Putain, Marine le Pen, oh non Marine le Pen, non mais… Tu le crois pas. Tu le crois pas putain Marine le Pen, oh non »… Essayez d’imaginer le cauchemar qui s’ensuivit.

Votre plus grosse gaffe ?

Pendant une dizaine d’années, je travaillais en Corse l’été. Une nuit, j’étais chargé de la surveillance de catamarans qui avaient accosté sur une plage. Je n’avais pas fait remonter les catamarans suffisamment hauts sur le sable. Résultat, au milieu de la nuit, tous les catamarans flottaient sur l’eau. J’ai dû les récupérer un à un à la nage. J’ai passé le restant de la nuit à les tenir avec des cordes, épuisé au matin. Conclusion : il y a aussi une marée en Méditerranée… Conclusion n°2 : seul sur le sable, les yeux dans l’eau mon rêve n’était pas très beau…

Votre plus grande peur ?

En novembre 2010, Patrice Gelinet m’invite à l’émission « 2000 ans d’histoire » sur France Inter. Dans le studio, il me raconte ses invités précédents : Dominique de Villepin, Benjamin Stora… lorsqu’un technicien intervient « ça commence dans 10 secondes ». Je regarde le décompte sur l’horloge numérique tandis que Patrice Gélinet me glisse tranquillement « c’est mercredi, on va peut-être dépasser le million d’auditeurs ! ». Environ une minute après, lorsqu’il m’envoie un « Sébastien Nadot bonjour » tonitruant, ma voix reste étouffée. Impossible de répondre. La suite de l’émission se passera mieux…

Votre plus belle expérience ?

Ma femme m’a offert pour mes 30 ans un survol du grand canyon américain en hélicoptère. Dès qu’on a franchi la forêt de pins pour se retrouver au-dessus du précipice, la magie des couleurs et du vertige gagne sur tout le reste.

Votre plus gros fou rire ?

Après une nuit cloitrée dans un petit hôtel de Cancun au Mexique en raison d’un ouragan, je descends à l’accueil avec ma femme pour demander comment s’est passée la nuit dans la ville. Le réceptionniste me répond que tout va bien. Enfin presque : le toit de l’hôtel a disparu, arraché par le vent !

Quelle est votre émission TV préférée ?

Pour satisfaire mon côté Narcisse, je dirais « Historiquement show » sur la chaîne Histoire, puisque Michel Field m’y a invité pour présenter un de mes livres. Sinon, incontestablement, c’est « Le Dessous des cartes » de Jean-Christophe Victor. Parfois, ça va un peu trop vite mais toutes les cartes sont en lignes sur le site de l’émission quand on a pris trop de retard…

  Qu’est-ce qui vous fait rire ?

Le quotidien qui déraille, le rire des autres, la série « Kaamelott ».

Quel est votre péché mignon ?

Dégustation de foie gras le matin, avant le petit déjeuner. Je tiens ça de mon grand-père, sauf que lui pensait faire ça discrètement.

Quelle est la chanson que vous aimez fredonner sous la douche ?

Aucun doute : « Mistral gagnant », de Renaud. Mais mieux vaut écouter la version de Cœur de Pirate que la mienne.

Quel est votre destination préférée?

Abu Dhabi : beau compromis entre tradition et modernité, désert et architecture moderne, eau turquoise et parcs ombragés. Et puis j’ai de la famille aux Emirats Arabes Unis, alors le plaisir de m’y rendre est double.

Si la fin du monde approchait, que vous empresseriez-vous de faire?

Ca dépend à quelle vitesse elle approche. Permettez que j’aille jeter un œil ?

 

 

 

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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