La LGV Bordeaux-Toulouse, quoi de neuf ?

REPORT. Le rapport Duron doit permettre au gouvernement d’établir la politique de transports des prochaines années. Remis le 1er février à la ministre des Transports par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI), il estime la LGV Bordeaux-Toulouse prioritaire mais reporte sa mise en service.

lgv toulouse
© Franck Alix

Il y a quelques années, on parlait d’une mise en service en 2020. L’une des hypothèses du rapport Duron repousse la ligne à grande vitesses Bordeaux Toulouse de plus de 20 ans. Ce document, qui doit orienter les grands projets gouvernementaux d’infrastructure de transports, « ne conteste pas l’intérêt d’une liaison à grande vitesse entre la capitale et la quatrième métropole nationale et en soutient la réalisation la plus rapide possible », mais estime qu’elle « doit faire l’objet d’un phasage ». Au plus tôt, le tronçon Toulouse-Agen serait ainsi réalisé entre 2023 et 2027. Des travaux repoussés à 2033-2037 selon le scénario le plus lointain.

Dans un communiqué commun, Carole Delga, Jean-Luc Moudenc et Georges Méric se félicitent que le rapport confirme la nécessité d’un projet de ligne à grande vitesse entre Bordeaux et Toulouse. Mais les élus ajoutent que « le tronçon Bordeaux-Toulouse ne doit pas être scindé en plusieurs tranches ».

L’étalement des travaux dépendra du financement retenu par le gouvernement. En effet, le rapport du COI établit trois scénarios de financement des transports par l’État allant de 49 à 80 milliards d’euros sur 20 ans. Le premier ne nécessite aucune ressource supplémentaire et « conduit à poursuivre, au moins pour cinq à dix ans, la pause décidée pour les grands projets ». La troisième hypothèse suppose de « doubler, et pendant au moins dix ans, la dépense par rapport à la période 2012-2016 ». Le scénario 2 (60 milliards d’euros), quant à lui, est un entre-deux qui permettrait des arbitrages sur certains grands projets. La LGV Bordeaux-Toulouse étant estimée à 7,8 milliards d’euros, le président du Ceser Occitanie Jean-Louis Chauzy souligne que « les pistes de financements nouveaux évoquées dans le rapport vont dans le bon sens et doivent devenir réalité ». La ministre des Transports Élisabeth Borne devrait prendre sa décision fin février.

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