Le malaise perdure au musée des Abattoirs

Six mois après un premier mouvement de grève visant à dénoncer une ambiance de travail délétère au sein du musée d’art contemporain, le personnel s’est de nouveau mobilisé.

Greve Abattoirs
® Franck Alix

« Un mois par ci, un mois par là… Les arrêts maladie se multiplient et s’allongent. La souffrance est palpable » affirme Frédéric Althabégoïty, délégué syndical des Abattoirs. Ce vendredi 20 septembre, au premier jour de la rétrospective consacrée au peintre américain Peter Saul, il tracte avec plusieurs salariés grévistes devant les grilles du musée d’art contemporain pour révéler la mauvaise ambiance qui y règne.

En mars dernier, déjà, le personnel s’était mobilisé pour dénoncer le non-remplacement des arrêts maladie et des départs en retraite, la précarisation des agents, l’absence de dialogue ou encore l’autoritarisme de la direction. Depuis, rien… Ou si peu. « Un audit a été réalisé en 2018 et nous étions d’accord avec ses préconisations. Mais la direction s’emploie à les détricoter », indique Frédéric Althabégoïty. La définition d’un véritable projet culturel et scientifique, notamment, ne serait toujours pas à l’ordre du jour.

Un rendez-vous non-concluant

Suite au dépôt du préavis de grève, Pierre Esplugas-Labatut, adjoint au maire en charge des musées, et Annabelle Ténèze, la directrice, ont entamé un dialogue avec le personnel. Mais le rendez-vous n’a pas été concluant pour Frédéric Althabégoïty. « Ils nous ont dit qu’ils allaient réfléchir à tout cela, mais nous n’avons pas eu de réponse claire. On ne les sent pas sincères dans leur démarche. » Parmi les priorités, selon le syndicaliste : « Il faut remplacer les absents et redonner de l’autonomie, des responsabilités aux agents qui ont peu à peu perdu le sens de leur travail. »

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