vendredi 4 décembre 2020
Actualités Régis Lagrifoul

[Interview décalée] Régis Lagrifoul

Militant de tous les combats, le secrétaire départemental de Solidaires-Finances Publiques, est souvent en tête des cortèges, ou au milieu des manifestants. Cette fois, nous l’avons isolé pour lui poser nos questions… décalées, auxquelles il répond le plus sincèrement possible.

 

 

La dernière fois que vous avez susurré des mots bleus à quelqu’un ?

C’était hier soir et les mots doux étaient par écrit avec un message pour ma compagne alors que j’étais en réunion. Je fais régulièrement cela, même si bien sûr, je préfère les susurrer les yeux dans les yeux.

 

En amour, quel est le secret de l’harmonie ?

Considérer qu’elle se construit chaque jour et qu’il faut la faire vivre : « il n’y a pas d’amour, il n’y a que des preuves d’amour ».

 

Et la fausse note qui peut tout gâcher ?

Se laisser aller à croire justement que rien ne change et oublier de construire chaque jour tout ce qui nourrit une relation : des échanges, des discussions, séduire mais aussi faire des choses ensemble. Il y a aussi la routine du quotidien qu’il faut arriver à sublimer.

 

Quel est le compliment qui vous a le plus touché ?

Récemment, après les élections professionnelles, plusieurs collègues m’ont envoyé des messages de félicitations en disant que « je leur donnais envie de ne pas se résigner ». C’est le plus beau compliment qu’on puisse faire à un syndicaliste.

 

Quel est votre principal défaut dans la vie de tous les jours ?

J’ai une fâcheuse tendance à être désordonné, tant sur mon bureau, dans mon service, qu’à la maison, ce qui a le don d’énerver ma compagne.

 

Quelle est la dernière personne que vous vous êtes mise à dos ?

Le directeur de mon administration. Récemment, il a présenté ses vœux aux cadres locaux et, avec des camarades de Solidaires Finances Publiques 31, nous avons organisé une action potache et revendicative. Les personnels et même les chefs de services étaient plutôt amusés, et surtout se reconnaissaient dans nos revendications. Par contre, le directeur a trouvé qu’on exagérait.

 

Avec qui aimeriez-vous échanger votre vie le temps d’une journée ?

Avec mon directeur. Je pourrais découvrir les dossiers de réorganisations envisagées des services sur lesquels nous n’avons aucune d’information. Du coup, j’organiserais une réunion de travail avec des responsables de services et des agents pour mettre sur la table les enjeux à l’étude. Tant qu’à faire, je tiendrais une conférence de presse où je dirais publiquement que les dysfonctionnements constatés par les usagers à propos de l’administration des Finances Publiques sont pour beaucoup liés aux emplois non pourvus en grand nombre.

 

Quelle est la dernière chose que vous faites avant de vous coucher ?

Lire. Je suis un grand lecteur et le soir j’en profite pour faire le tour de plusieurs journaux. Ensuite, si je ne suis pas trop fatigué, j’ouvre le bouquin que je n’ai pas terminé.

 

Pour vous, quel est le plus gros tue l’amour ?

Penser au boulot juste après un moment coquin. C’est affreux.

 

L’objet personnel qui vous tient le plus à cœur ?

Ce qui me viendrait en tête est une figurine de coq mexicain que ma grand-mère paternelle m’a donnée avant de mourir. J’ai pris cet objet au hasard pour lui faire plaisir. Depuis je pense à elle à chaque fois que je vois ce coq mais aussi à une phrase qu’elle disait régulièrement : « dans la vie, il y a les culs rouges et les culs blancs. Nous, nous sommes des culs rouges ! »

 

Quel trait de caractère vous fait fuir chez les autres ?

La suffisance. J’apprécie les gens qui ont des convictions et des principes, les évoquent et surtout les font vivre. Par contre, je ne supporte pas ceux qui donnent l’impression de tout savoir sur tout et empêchent tout échange.

 

Quelle est la dernière fois où vous avez manqué de courage ?

Quand je me suis remis à fumer quelques cigarettes alors que j’avais arrêté suite à une promesse faite à mon fiston. J’ai prétexté une période tendue avec les élections professionnelles en décembre dernier. En fait, je dois me ressaisir et arrêter vraiment.

 

Quel est votre juron préféré ?

J’essaye d’en dire le moins possible car j’ai des enfants mais je dois avouer que cela fuse parfois. Celui que j’aime bien c’est  « gros couillon ». Ca peut être méchant mais aussi tendre et sympathique.

 

Avez-vous des photos dans votre portefeuille ?

Je n’en ai pas. Par contre, je garde une carte Pokemon que m’a donnée ma fille. Il s’agit de Ramboum avec 90pv. Il paraît que c’est fort.

 

Que faites-vous encore en cachette ?

Fumer une clope. Mais il va falloir que ça s’arrête.

 

Severine Sarrat
Au journal depuis 2008, elle en connaît tous les rouages. D’abord journaliste polyvalente, puis responsable des pages économiques, elle est aujourd’hui rédactrice en chef.

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