jeudi 29 octobre 2020
Actualités Greenpeace veut plus de menus végétariens dans les cantines de Toulouse

Greenpeace veut plus de menus végétariens dans les cantines de Toulouse

Si la ville de Toulouse respecte la loi en matière de menus végétariens proposés dans les cantines scolaires, l’association Greenpeace encourage tout de même la mairie à aller plus loin.

Greenpeace invite la ville de Toulouse à proposer plus de menus végétariens dans les cantines scolaires

Bien mais peut mieux faire. Tel est l’appréciation adressée par Greenpeace à la ville de Toulouse en matière de menus végétariens dans les cantines scolaires. Deux ans après une première étude sur le sujet, l’ONG vient de publier une mise à jour, au regard de l’application de la loi Egalim d’octobre 2018, qui a rendu obligatoire l’offre d’un menu sans viande ni poisson par semaine, identique pour tous les élèves ou en option lorsqu’il y a un double choix. Au niveau national, la progression est incontestable. Quand il y a deux ans, seulement 31 % des élèves avaient au moins un repas hebdomadaire sans viande ni poisson, aujourd’hui ce chiffre est monté à 94 %.

Greenpeace demande deux repas végétariens par semaine

Dans le détail, ce sont désormais 71 % des enfants qui ont un repas végétarien obligatoire ou optionnel. C’est notamment le cas à Toulouse. Quelques villes font mieux avec deux repas ou plus. Et en bas de tableau, 20% des enfants n’ont d’alternative que de temps en temps alors que 6 % n’en ont jamais.

« La mairie de Toulouse applique la loi, c’est un premier pas, mais notre souhait serait que que la ville passe à deux repas par semaine comme c’est le cas à Lille ou Paris. De même, nous l’invitons à anticiper la pérennisation de l’expérimentation et à prévoir d’ores et déjà un plan d’action pour aller vers une alimentation plus végétale et avec plus de bio que ce qui se fait actuellement », encourage Marie Gangneux, l’une des référents agriculture du groupe local de Greenpeace.

Impact de l’alimentation sur la biodiversité

Pour l’organisme, il ne s’agit pas de convertir tous les enfants au végétarisme mais de limiter l’impact de l’agriculture sur la biodiversité. « Notre alimentation est à l’origine de 24% des gaz à effet de serre en France et l’élevage en est le principal émetteur. Avec 12 millions d’élèves servis, les cantines constituent un levier énorme pour aller vers nourriture meilleure pour la santé, le climat et l’environnement », poursuit Marie Gagneux.

Du côté de la mairie de Toulouse, on estime que la ville va déjà bien au-delà des exigences légales. « En plus du menu végétarien hebdomadaire proposé à l’ensemble des convives depuis juin 2019, pour les parents qui ont fait le choix du sans viande, leurs enfants mangent entre deux et quatre menus végétarien hebdomadaires », précise Jean-Jacques Bolzan, adjoint au maire en charge de la restauration. Celui-ci ne compte donc pas répondre à l’invitation de Greenpeace en instaurant un deuxième menu obligatoire sans viande ni poissons mais rappelle les efforts fournis par la collectivité pour une alimentation de meilleure qualité.

Toulouse pas encore dans les clous au niveau bio et local

« Dans le budget consacré à l’achat de denrées alimentaires pour la préparation des repas, ce sont 27 % qui sont consacrés à l’achat de produits bio dont 94 % sont locaux. Ainsi, sur l’ensemble des achats, les produits locaux représentent 41 % », poursuit l’élu. Pas suffisant toutefois pour respecter la loi qui exige 20% de produits bio et locaux dans l’assiette, et non pas dans le budget, selon Greenpeace.

« On nous dit que l’approvisionnement est compliqué mais nous avons un peu de mal à comprendre cet argument car Toulouse est idéalement située en terme d’agriculture », s’interroge Marie Gangneux. Pour Jean-Jacques Bolzan, ce n’est qu’une question de temps : « nous sommes obligés de faire au fur et à mesure des appels d’offre, comme nous l’avons fait pour le porc bio du sud-ouest qui sera dans les cantines en 2021 ».

Nicolas Mathé
Pigiste, il a observé l’actualité pour différents titres de la presse écrite locale et nationale pendant presque 10 ans, avant d’intégrer la rédaction du journal en février 2018 pour se consacrer exclusivement à la quête des solutions de demain.

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