vendredi 4 décembre 2020
Actualités Balade irlandaise sur la côte sauvage

[Escapade] Balade irlandaise sur la côte sauvage

Sous les embruns et le vent de l’Atlantique, une escapade irlandaise : Plein ouest et plein les yeux sur le Wild Atlantic Way, entre comtés de Clare, de Mayo, de Sligo, dans la belle région de la joyeuse Galway et dans les décors inimitables du Connemara et du Burren…

 

Wild Atlantic Way… Le nom à lui seul évoque les embruns océaniques, les côtes sauvages et découpées, les falaises abruptes et le vert de la terre se détachant sur le bleu horizon… Le voyage sur cette côte ouest de l’Irlande tient ses promesses en termes d’oxygène et de paysages saisissants, mais aussi, bien sûr, d’accueil chaleureux à l’irlandaise, de moutons gambadant dans les prés, de pintes de Guinness, d’Irish breakfasts savoureux et de soirées sans fin dans les pubs…

 

De Galway au Connemara…

Starting point : Galway, ville étudiante et touristique, avec ses rues animées, ses façades pastel, sa rivière fougueuse, son port tranquille aux canards chamailleurs et aux curraghs échoués… On y visite la cathédrale ou le musée des fameuses Claddagh Rings (bagues ornées de mains symbolisant l’amitié, d’un cœur pour l’amour et d’une couronne pour la fidélité qui selon le sens de la couronne indique si la personne est mariée ou ouverte à toutes opportunités…), puis on remonte Quay Street jusqu’à la Spanish Arch. Là, la lumière du soir illumine les maisons sagement alignées sur le port, quand un arc-en-ciel se dessine sur l’horizon et que les cygnes de la baie tentent des atterrissages en vol plané…

Cap ensuite sur le Connemara, pays et mythe à lui tout seul, auquel les Français vouent un attachement particulier à cause de la chanson d’un certain Michel sans doute… Le Connemara, paradis des randonneurs, invite à la sérénité et à la découverte d’un panorama en vert et bleu. Avec quelques tâches de blanc, les fameux moutons du Connemara, plus nombreux que les habitants humains, dit-on… Imaginez. A l’ouest, au nord et au sud, l’océan Atlantique. Au centre, les 12 montagnes, Twelwe Pins ou Na Beanna Beola en irlandais, véritable colonne vertébrale de quartzite et de schiste de cette terre qui hésite entre tourbe et sable et entre terre et mer. Partout, un paysage, façonné lors de la dernière ère glacière, de lacs, de landes et de tourbières, peuplé de pinsons et de faucons, de renards et de musaraignes, et fleuri de bruyère, de myrte des marais et d’orchidées. L’odeur de la tourbe qui s’échappe d’une chaumière solitaire. Et parfois, au bout d’une route sinueuse et improbable, on découvre une plage secrète au nom imprononçable mais aux airs de paradis où l’on peut, en saison, faire de la plongée ou en tout temps respirer les embruns et le calme. Là, on vous parlera peut-être de Grace Kelly, née juste à côté dans le comté de Mayo ou d’Oscar Wilde qui aimait tant la région dont il décrivait « la beauté sauvage et montagneuse».

 

Échappée lunaire dans le Burren et fantastiques falaises de Moher

Plus au sud, place au saisissant « pays pierreux » An Bhoireann en gaëlique. Le Burren est une étendue de pierre de quelques 300 m2, un paysage de désert où même les moutons se font rares et où la lumière se pare d’étranges nuances réfléchies par ce plateau karstique. Sur cette âpre terre se côtoient une flore à la fois méditerranéenne et alpine, telles que gentiane d’alpage, dryades, lichens ou orchidées. Au printemps, le Burren couvre sa grise carapace d’auréoles rosées ou bleutées qui rendent la balade poétique, à la découverte, par exemple, des quelques 130 dolmens datant de l’ère néolithique. Poulnabrone Portal Tomb impose sa stature et son histoire, vieille de 6000 ans tandis qu’un peu plus loin, le fort de pierre de Caherconnell raconte la vie des seigneurs et des paysans entre le Ve et le Xe siècle dans le Burren.

En quittant ce paysage de pierre pour suivre, de Ballyvaughan à Lisdoonvarna, la magnifique route côtière, ce sont soudain les Falaises de Moher, vertigineuses avec leurs 214 mètres d’à pic plongeant dans les vagues qui apparaissent. Vues du ciel, elles dessinent sur 8 kms un trait en zig-zag sur l’océan. Au bout, un tour de signalisation a pris la place d’un fort, Mothar, détruit pendant les guerres napoléoniennes et qui donnerait son nom au site, formé il y a 320 millions d’années. Aujourd’hui, en plus des (très) nombreux touristes, on aperçoit ici des puffins, des guillemots, des fulmars, des mouettes tridactyles, des corbeaux celtiques, mais aussi quelques chèvres sauvages, des petits pingouins, des phoques, des dauphins et parfois même un requin pèlerin… Du haut de la Tour O’Brien, les îles d’Aran s’offrent au regard et certains jours, on apercevra peut-être la fameuse vague Aileens, prisée des surfeurs. Patrimoine, histoire, légendes, paysages oniriques, nature sauvage entre terre et mer : tout est là, tout le charme et la beauté de l’Irlande sont là…

 

 

Quelques adresses sur la Wild Atlantic Way

– Pour se loger, le Ireland’s Blue Book sélectionne des hôtels et manoirs de charme partout en Irlande. Par exemple : Cashel House dans le Connemara où a séjourné le Général de Gaulle en 1969, ou Gregans Castle dans le Burren.

www.irelands-blue-book.ie

– Un arrêt incontournable à The Burren Smokehouse où on élève saumons et truites fumés savoureux que l’on déguste dans un pub plus qu’authentique.

www.burrensmokehouse.ie

– A visiter : la somptueuse Kylemore Abbey, de style victorien, qui fut un château construit par amour puis une abbaye bénédictine et école pour jeunes filles, et dont on visite aujourd’hui les superbes jardins victoriens.

 

Plus d’informations sur le site de l’office du tourisme d’Irlande

Pour y aller : vol direct Toulouse – Dublin puis train (très pratique et confortable) ou voiture

 

 

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