[En Vue] Thomas Chenut : un projet bien huilé

Depuis deux ans, ce jeune entrepreneur toulousain propose un service de collecte des huiles usagées en vélo. Une innovation qui vient d’être récompensée par le label Greentech verte décernée par le ministère de l’Environnement. Grâce à ce coup de pouce, Thomas Chenut souhaite développer un nouveau prototype de deux-roues utilitaire. 

recycler les huiles usagées
©Kevin Figuier/JT

Pionnier. Collecter les déchets pour qu’ils soient correctement recyclés, le tout sans polluer, tel est le défi que s’est lancé Thomas Chenut il y a deux ans. A 27 ans, il créé ’’la Recyclette’’, un service de collecte des huiles alimentaires usagées en vélo-utilitaire qui sont ensuite recyclées en biocarburant. Une première en France. Il prototype un premier modèle et fait la tournée des restaurants et des cantines des établissements scolaires du centre-ville de Toulouse.

Bon sens. Cette idée germe alors que le jeune homme est consultant dans un cabinet spécialisé dans le traitement des déchets. Il s’aperçoit alors des problèmes de leur ramassage en centre-ville. «Pour les huiles, les points de collecte sont très disséminés et en petites quantités, un service effectué en camion n’est donc pas rentable. Le vélo, lui, permet de contourner les problèmes de circulation».

Expertise. En deux ans, Thomas Chenut a testé son vélo équipé d’une remorque à la force de ses mollets et multiplié les études pour améliorer ses montures. «Nous avons une expérience sur tous les aspects techniques, des avantages jusqu’aux contraintes. Cela fait de nous un acteur légitime».

Label. Sa société 4R Concept va ainsi entrer dans un des nouveaux incubateurs ‘’GreenTech verte’’ du ministère de l’Environnement qui ouvrira courant 2017 sur le site de Météo France. «C’est un bol de sérénité par l’accompagnement financier et par le regard extérieur que vont apporter les services du ministère». 

Marché. Un coup de pouce destiné à concevoir la version deux de son vélo-utilitaire pour transporter des grosses charges et des gros volumes et qui devraient voir le jour d’ici mi-2017. «Il s’adressera autant aux collectivités, qu’aux artisans ou aux particuliers». Thomas Chenut en est convaincu, le vélo est la meilleure solution de collecte ou de livraison pour le dernier kilomètre. A la fois parce qu’il limite la pollution «un camion qui parcourt 1 kilomètre émet 12 kilogrammes de CO2, le vélo zéro» mais aussi parce qu’il désengorge les centres villes.

 

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