[Dossier] Mon panier dans l’aquarium

©Kevin Figuier
©Kevin Figuier

Nourrir pendant un an une famille de quatre personnes, tel est l’objectif de cette drôle de serre plantée depuis quelques semaines au milieu du très sage jardin des Abattoirs. Une curiosité, mais aussi le fruit d’une vraie innovation technologique signée Citizen farm.

Par Anne Mignard

Diplômé de la Toulouse Business School, Pierre Oswald a fondé cette start-up il y a deux ans avec un objectif : ramener la nature dans la ville. Fils et petit-fils de paysan, il a grandi dans une ferme “traditionnelle” du Tarn au milieu des vaches, brebis, poules, choux, tomates et pommes de terre. Des produits vendus uniquement sur les marchés. « Ma famille m’a poussé à faire des études pour avoir un métier sûr, indépendant des caprices du temps et des aléas des ventes. Mais après mon Bac, j’ai décidé de revenir à la ferme. J’ai travaillé champs et potagers, nourri les bêtes et fait les marchés pendant cinq ans puis, petit à petit, m’est venu l’idée de recréer le lien entre les citadins et leur assiette ». Pierre Oswald s’est alors inscrit à la Toulouse Business School avec un but bien précis : apprendre à vendre un prototype basé sur l’aquaponie. Parallèlement à ses études de commerce, le jeune étudiant planche alors pendant de longs mois sur ce principe d’aquarium-potager. « Ça peut paraître tout simple dans le concept mais cela m’a demandé des mois de recherches, de mesures et d’expérimentation. Sur le papier, l’aquaponie, c’est très joli, mais assez compliqué à mettre en place, ce qui explique qu’il y ait peu de concurrents, même à l’échelle internationale ». Depuis un an déjà, Citizen Farm, la start-up de Pierre Oswald, commercialise “Ozarium”, un aquarium-potager de 10 litres auprès des particuliers. Avec l’installation de deux containers dans le jardin Raymond VI, elle vise désormais un autre marché : celui des collectivités et des copropriétés qui souhaitent s’engager « vers ce retour à la terre ».

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