[Dossier] Comment jouer sur le levier de la rénovation

RELOOKING – Alors que les dépenses liées au logement prennent de plus en plus de place dans le budget des Français, les économies d’énergie représentent un enjeu majeur pour les ménages. Pour  Christophe Garros, il est aujourd’hui possible de réduire sa consommation énergétique tout en faisant des économies grâce à la rénovation énergétique des bâtiments.

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Depuis quelques années, on entend parler de bâtiments à énergie positive et les nouveaux programmes immobiliers intègrent de plus en plus l’aspect énergétique. Dans l’habitat ancien, la question des économies d’énergie se pose encore plus, raison pour laquelle la rénovation énergétique est fortement encouragée. Les professionnels du secteur travaillent ainsi sur différents postes de dépenses d’énergie afin d’établir un diagnostic visant à réduire la consommation. « Dans un premier temps, il s’agit de réaliser une étiquette de la maison. Nous arrivons à simuler le gain énergétique avant les travaux », explique Christophe Garros, gérant-associé de Ô Habitat.

Trois points d’amélioration sont principalement ciblés par ces spécialistes. « En premier lieu, il faut agir sur l’isolation, qu’il s’agisse des murs ou des combles. Car c’est là que l’on obtient le meilleur rendement en termes d’économies d’énergie par rapport aux coûts des travaux », assure celui qui évolue dans la rénovation énergétique depuis une quinzaine d’années. Viennent ensuite les systèmes de chauffage et la menuiserie-ventilation. Trois postes qui représentent 90 % de l’amélioration du niveau énergétique d’une maison. Il est enfin possible de poursuivre la démarche grâce à de la domotique par exemple, « mais l’incidence sera minime », précise Christophe Garros.

Pour les particuliers, il est souvent préférable de réaliser ces travaux dans le cadre d’une offre globale afin de disposer des aides les plus conséquentes. Une aubaine pour les entreprises du secteur qui y trouvent par ailleurs un levier d’activité intéressant.

Fortement encouragée, la rénovation énergétique bénéficie en effet de multiples aides mises en place, notamment au niveau régional. « En Occitanie, plusieurs programmes existent », détaille le spécialiste. « En fonction de leurs revenus, de l’ancienneté du logement et de leur étiquette énergétique, les ménages sont éligibles aux aides de l’Agence nationale de l’habitat (Anah) ou à celles de la Région. Sur un projet à 20 000 euros de travaux, certains particuliers peuvent ainsi obtenir de 15 000 à 17 000 euros. Cela représente 70 % de notre clientèle. »

Pour les autres, les aides couvriront 10 à 40 % du coût des travaux et seront essentiellement issues du crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) et de la prime énergie dans le cadre du programme des Certificats d’économies d’énergie. On peut par exemple percevoir 800 euros pour le remplacement d’une chaudière individuelle par une neuve à haute performance énergétique. L’écoprêt à taux zéro vient par ailleurs compléter les différents dispositifs.

En abordant le bâtiment dans son ensemble, il est donc possible de bénéficier de tout un panel de financements, ce qui permet de réduire considérablement le coût des travaux. « Si on lisse le reste à charge sur 10 à 15 ans, la plupart des clients s’y retrouvent. Il y a ainsi économies énergétiques et financières », conclut Christophe Garros.

Christophe Garros
Gérant-associé de Ô Habitat, entreprise spécialisée dans la rénovation énergétique.

 

Dossier ” Comment réduire sa consommation d’énergie ? ” :

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