[Dossier] Bonheur au travail : merci patron ?

Six Français sur dix se disent stressés au travail. C’est le résultat d’un sondage de l’Institut Ipsos paru en 2012. En cause, entre autres, un poids de la hiérarchie grandissant et une augmentation des cadences. La qualité de vie au travail et l’épanouissement des équipes est pourtant un véritable pilier de la compétitivité et un gage d’investissement de la part des salariés. Certaines entreprises l’ont bien compris. Cette semaine, le JT est allé à leur rencontre. 

bonheur au travail
©kevinfiguier

En sciences du management, le bien-être au travail repose sur trois dimensions. D’abord, la santé et la sécurité. Puis, le bonheur personnel lié au sens donné à son emploi, c’est-à-dire les expériences positives vécues que ce soit en termes de tâches ou de reconnaissance. Et enfin, un aspect collectif qui passe notamment par les relations avec ses collègues.

En France, depuis le XIXe siècle, des lois et des normes ont peu à peu été établies pour protéger la santé et la sécurité des salariés, notamment via le droit du travail. De quoi éradiquer, entre autres, le travail des enfants ou certaines causes d’accidents graves. Dans ce contexte, la notion d’épanouissement au travail comme le sentiment d’être utile et reconnu par sa hiérarchie, d’avoir une vie personnelle et professionnelle équilibrée, de ne pas être stressé, devient un nouvel enjeu.

Au XXe siècle dans les pays occidentaux, le concept de responsabilité sociale des entreprises (RSE) prend aussi son essor. Son principe : intégrer les enjeux du développement durable dans l’entreprise, notamment en réduisant son impact sur l’environnement et en menant des actions sociales plus respectueuses des salariés. Le bien-être des collaborateurs intègre alors les nouvelles méthodes de management. Avec des actions au champ très large allant du cours de méditation à la mise en place de congés illimités pour les salariés.

Si des certifications et des labels s’attachent à faire le tri, les notions de bien-être et de responsabilité sociale de l’entreprise peuvent fluctuer en fonction du degré de sincérité des entrepreneurs. Si bien que la RSE se retrouve littéralement sur le banc des accusés aujourd’hui à l’occasion du “Grand procès de la RSE” qui se tient ce jeudi à l’Institut catholique de Toulouse. Chercheurs, entrepreneurs, experts simuleront une audience pour notamment se demander si cette démarche est un levier suffisamment fort pour soutenir la transformation de la société. Pour y voir plus clair, le Journal Toulousain est allé à la rencontre des acteurs locaux qui agissent pour rendre l’entreprise plus vertueuse.

Par Delphine Tayac

 


 

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