[DOSSIER] Comment bien s’occuper de son Nac ?

Déçus par le comportement de leurs Nouveaux animaux de compagnie (Nac), les propriétaires n’hésitent plus à les abandonner. Une meilleure information préalable à l’achat pourrait éviter cette extrémité. – Valentin Grezet

Perroquets
© Hermes Rivera

« Malheureusement, beaucoup de personnes pensent, à tort, qu’un serpent doit être simplement exposé sous des lampes très chaudes, qu’un lapin ou un perroquet peuvent vivre en cage. Pourtant, doté d’un fort quotient intellectuel, ce dernier devient fou en captivité, et pratique l’automutilation », déplore Sarah Chaland, auxiliaire spécialisée vétérinaire depuis dix ans à la clinique des nouveaux animaux de compagnie (Nac) de Toulouse.

Les chiens et les chats ne sont plus les seuls à être abandonnés en nombre durant la période des vacances. Les serpents, les iguanes, les araignées, les tortues, les perroquets, les petits mammifères et les rongeurs tels que les furets ou les lapins, communément appelés les Nac, souffrent aussi de ce fléau. Souvent très mal informés, les propriétaires ne savent pas correctement les alimenter ou adapter leurs conditions de vie à la captivité. L’animal développe alors des troubles du comportement.

« Les gens ont tendance à oublier qu’un Nac n’est pas une décoration »

Surprises et déçues, ces personnes l’abandonnent. « La plupart du temps, il s’agit d’un achat compulsif et les propriétaires ne prennent pas conscience de l’engagement que cela nécessite. Ils ne mesurent pas l’entretien qu’un Nac demande, les efforts que cela exige, et les frais que cela implique. Dépassés, ils fuient leurs responsabilités et se disent qu’il vaut mieux le relâcher dans la nature », déplore Sarah Chaland. « Les gens ont tendance à oublier qu’un Nac n’est pas une décoration ».

Pourtant, les sources d’informations sont diverses et variées, simples et accessibles. « Avant tout achat, ils doivent se renseigner un maximum sur Internet. Mais aussi contacter des éleveurs ou carrément visiter les élevages afin de prendre note des conditions optimales de vie selon l’espèce », rappelle Sarah Chaland. « Il est également nécessaire d’aller consulter un vétérinaire après l’acquisition. Pour déterminer rapidement si le Nac est en bonne santé ou non et pour permettre de faire le point avec les propriétaires sur la pédagogie à mettre en place si besoin. »

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