Sylvie Rouillon-Valdiguié, l’atout marketing

Après une carrière dans le marketing, Sylvie Rouillon-Valdiguié s’emploie depuis 2014 à installer Toulouse sur la carte du tourisme. Vice-présidente de Toulouse Métropole, cette « centriste sociale » y voit un gros challenge et la continuité d’un engagement citoyen qui lui tient à cœur.

© DR
© DR

Si sa famille paternelle est originaire de Toulouse, c’est à Paris que Sylvie Rouillon-Valdiguié a grandi et passé la première partie de sa vie. Titulaire d’un BTS de comptabilité et d’un diplôme d’études comptables supérieures, elle devient enseignante en comptabilité-gestion. « J’ai travaillé très tôt car j’avais décidé de ne pas rester chez mes parents. On est un peu têtue quand on est jeune », explique-t-elle en riant. Sa carrière se poursuit chez Hachette, dans une maison d’édition pour les enseignants en comptabilité. « J’ai alors complété ma formation par un DESS de marketing. Cela m’a permis de rentrer chez Hatier où j’ai créé le service de marketing éditorial des éditions Foucher », détaille Sylvie Rouillon-Valdiguié.

Elle passe ensuite une dizaine d’années à l’Onisep, établissement public en charge de la formation, et en devient directrice commerciale et marketing. En 2004, elle rejoint à Toulouse son mari Michel Valdiguié, élu régional et municipal, et fonde son entreprise de conseil en stratégie marketing et management. Issue d’une famille de fonctionnaires qui n’ont jamais été encartés, Sylvie Rouillon-Valdiguié n’a alors pas de projet politique. « Avec ma sœur, nous avons cependant été bercées dans une logique d’engagement citoyen, notamment via mon père », précise l’élue.

Dès son arrivée dans la Ville rose, elle s’implique fortement auprès de la Chambre professionnelle du conseil, au point de devenir présidente régionale et membre du bureau national de cette « association reconnue par le ministère de l’Économie ». Ce n’est qu’en 2014, sollicitée par Jean-Luc Moudenc, qu’elle se lance en politique. « C’est davantage un engagement citoyen car je suis restée “société civile” », insiste celle qui se définit comme une « centriste sociale ». Aujourd’hui présidente de l’office de tourisme, elle est en charge du dossier à la mairie et à Toulouse Métropole, pour faire de Toulouse « une ville de tourisme urbain et de loisirs ». Une mission pour laquelle il a fallu « insuffler une professionnalisation de la stratégie. Les enjeux économiques et d’image sont importants. C’est un gros challenge. »

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.