Romain Cujives, l’ambitieux

À 33 ans, l’élu socialiste se verrait bien dans le fauteuil du maire. Ancien adjoint à la jeunesse sous le mandat de Pierre Cohen, aujourd’hui conseiller municipal dans l’opposition et conseiller communautaire de Toulouse Métropole, le jeune homme entend construire un projet alternatif pour emporter la mairie en 2020.

Romain Cujives
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Romain Cujives est le fils d’un homme politique, Didier Cujives, élu PS au conseil départemental, mais il l’affirme : son attrait pour les affaires publiques et son engagement au Parti socialiste, où il s’encarte à 18 ans, n’ont rien à voir avec sa filiation. “Le PS est le parti qui permet la transformation. Moi, je ne fais pas de la politique pour être un petit comptable, je fais de la politique pour prendre le pouvoir, changer la vie des gens”, commente le jeune homme. Car pour lui le PS était et reste le parti capable d’exercer le pouvoir tout en améliorant la vie de ses concitoyens.

À seulement 33 ans, Romain Cujives a déjà un CV politique bien fourni : encore étudiant en Sciences Po, il devient président du Mouvement de jeunes socialistes en Haute-Garonne à 21 ans, puis successivement secrétaire au bureau national du parti pendant quatre ans, adjoint à la jeunesse sous le mandat de Pierre Cohen et désormais conseiller municipal dans l’opposition et conseiller communautaire de Toulouse Métropole.

“Mon objectif numéro un c’est de faire en sorte que la gauche gagne”

“L’ambition est noble et défendable dès lors qu’elle est mise au service des idées”, affirme l’élu dans un sourire. Cette ambition, Romain Cujives n’en fait pas mystère. Il se verrait bien l’édile de Toulouse. “J’assume la construction d’un projet alternatif et ambitieux pour une ville qui doit être ce qu’elle aurait toujours dû être, à la hauteur de la quatrième ville de France”, souligne-t-il. Ce projet de devenir maire, l’élu entend le mener de manière participative mettant en avant son site, dans lequel les habitants peuvent l’interpeller directement.

“Un bon maire pense à sa ville dans 30 ans, mais il résout aussi les problèmes du quotidien”, note-t-il. Mais dans son parti, l’élu n’est pas le seul à vouloir s’emparer de la mairie en 2020. Jean-Pierre Bel, ancien président du Sénat, Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région, ou encore Pierre Cohen, ancien maire de Toulouse et qui vient de rejoindre Génération.s… autant de noms qui circulent. Et de potentiels rivaux ? “J’assume le fait que je peux être un bon maire, mais mon objectif numéro un c’est de faire en sorte que la gauche gagne”, déclare celui qui s’affirme légitimiste.

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