Les Républicains en ordre de bataille ?

Il y a quelques semaines, le parti lançait “Macron l’addition” et “Stop 80 km/h”, deux campagnes de communication pour s’opposer à la politique du gouvernement. Une manière pour les Républicains de faire entendre leur voix à nouveau.

les républicains toulouse
© Les Républicains

Les Républicains (LR) sont-ils de retour sur la scène politique ? En décembre dernier, le très droitier Laurent Wauquiez prenait la tête du parti sans réussir à rassembler sa famille politique. Aujourd’hui, le temps n’est plus à la querelle. L’objectif ? Être crédible dans le rôle de l’opposition à Emmanuel Macron. À Toulouse, c’est en tout cas cette idée que veulent défendre Christine Gennaro-Saint, secrétaire départementale des Républicains en Haute-Garonne et Laurence Arribagé, la président départementale. Avec leurs opérations “Stop 80 km/h” et “Macron l’addition”, le parti attaque la politique gouvernementale sur deux fronts. La limitation de vitesse, sur les routes secondaires – la mesure sera effective le 1er juillet – et la fiscalité. « En 2018, un couple de retraités qui perçoit 1 000 euros mensuels perdra 444 euros en 2018, notamment en raison de la hausse de la CSG. Cette addition Macron, elle est payée par les classes moyennes, les retraités, les habitants des zones rurales », lance Christine Gennaro-Saint avant de s’en prendre à la suppression de la réserve parlementaire. Une réforme adoptée en août dernier à l’Assemblée nationale, voulue par le président Macron. Et, une preuve d’après la secrétaire départementale de la méconnaissance du terrain par les équipes macronistes. « Dans les zones rurales, cet argent servait à des associations, à financer des équipements informatiques », souligne Christine Gennaro-Saint.

Tacler une présidence jugée « hors sol », c’est la stratégie portée par le parti. Car les opérations “Stop 80 km/h” et “Macron l’addition” font avant tout office de symbole, celui d’un chef d’État « qui parle à la France d’en haut », estime Laurence Arribagé. Et la patronne des Républicains haut-garonnais d’employer le terme de « fractures territoriales » pour critiquer la limitation de vitesse sur les routes : « Nos départements ruraux, ce n’est pas Paris. Les pris pour cible de cette mesure sont ceux qui font beaucoup de routes, comme les commerciaux. Ce sont eux qui seront impactés », souligne celle dont le parti aurait préféré un grand plan d’investissement pour sécuriser les routes. Des critiques qui feront de LR un opposant crédible ? Laurence Arribagé veut y croire. « Depuis qu’on a un chef, on nous entend. Laurent Wauquiez a repris le parti en main, on a enfin une voix qui porte ».

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