[Rencontre] Victor Ermet : « Je garde ma liberté de parole »

Victor ErmetJeunesse. A 22 ans, Victor Ermet vient d’être nommé responsable départemental des Jeunes Républicains. Il revient sur son engagement et ses nouvelles missions.

 

Victor Ermet, depuis combien de temps êtes-vous engagé en tant que militant ?

Depuis l’âge de 16 ans. A l’époque, il s’agissait des « Jeunes Pop’ » de l’UMP. Deux ans plus tard, il m’a été proposé une place au Comité départemental ce qui m’a permis d’avoir une vision interne à la Fédération. J’avais alors la possibilité d’approcher des personnes ayant de l’expérience et j’ai développé une affection particulière pour la politique.

 

Pourquoi l’UMP (à l’époque) ?

Parce que cela correspondait tout à fait à mes idées, à des valeurs que je défends, issues de mon éducation. Les personnalités politiques de l’UMP avaient un discours qui correspondait à ce que je souhaitais pour la France. C’était naturel de me tourner vers ce parti. Chemin faisant, je me suis rendu compte que je me retrouvais en tout point dans Les Républicains aujourd’hui qu’il s’agisse d’économie, de social…

 

Quelle va être votre mission en tant que nouveau responsable départemental ?

Lorsque l’on m’a proposé cette nomination, j’ai expliqué que je souhaitais fédérer les jeunes. Beaucoup d’étudiants se concentrent à Toulouse mais l’implication en politique reste assez pauvre. Je veux donc faire des Jeunes Républicains un socle commun, construire un réel réseau d’entraide. Mon rôle est donc double : attirer de nouveaux militants et rassembler autour de valeurs communes. Je constitue une équipe, dont je serai le capitaine, qui mettra en avant Les Républicains le plus rapidement possible… en vue des prochaines échéances.

 « L’UMP a appris de ses erreurs »

La campagne régionale approche, quel est le rôle des jeunes militants ?

Aller à la rencontre de jeunes désintéressés par la politique, à qui nous expliquons les enjeux d’une telle élection. Etre sur le terrain fait partie de notre mission. Notre discours est établi car nous sommes préparés, entraînés mais nous y mettons tellement de conviction qu’il devient naturel et nous parvenons à convaincre avec nos idées. Nous ne sommes pas là uniquement pour distribuer des tracts à la sortie des métros. D’ailleurs, nous constituons actuellement un projet qui sera soumis à Dominique Reynié. Sans en dévoiler les détails, nous avons mis en exergue les questionnements, les soucis rencontrés par les jeunes et auxquels la Région pourrait apporter une réponse. Nous voulons avoir notre mot à dire car les jeunes sont l’avenir.

 

En parallèle, les primaires des Républicains commencent à s’organiser, quel est votre position ?

Je procède étape par étape, et la première d’entre elles est l’élection régionale. J’ai bien sûr un favori mais l’heure n’est pas à dévoiler son nom. Nous sommes une famille et même si chacun a ses préférences, une fois le candidat défini, tout le monde doit être derrière lui. D’ailleurs je pense que nous rencontrerons tous les candidats aux primaires.

 

Vous pensez alors qu’un mouvement de jeunes militants doit rester neutre ?

Nous sommes avant tout séduits par des idées, il faut donc savoir rester neutre sur certains sujets tout en sachant prendre la parole au bon moment pour les exprimer. Nous avons la chance d’appartenir à un parti qui nous conseille, nous aide mais nous laisse aussi une totale liberté quant à nos propos.

 

Vous évoquez un encadrement du parti mais ne craignez-vous pas d’être façonnés dans le même moule que ceux qui vous conseille, vous qui êtes censé incarner un renouveau ?

Lorsqu’on m’a proposé cette fonction de responsable départemental, j’ai précisé que je souhaitais garder une liberté de parole, de fréquentation et d’actions. Je suis convaincu par les idées communes du parti mais je veux pouvoir les exprimer à ma manière. Pour l’instant, on ne m’a jamais demandé de ne pas aborder un sujet, ni dicté la manière dont je dois le faire. Je prends cela comme une marque de confiance.

 

Le parti vient de changer de nom. Pour beaucoup, il s’agit d’un coup de communication pour faire oublier le passé, quel est votre sentiment ?

Le terme Les Républicains me plaît et je soutiens tout ce qu’il englobe. Nous étions arrivés à un point de non-retour, certains commençaient à manquer de conviction, avaient besoin d’être rassurés, nous sommes donc repartis sur de nouvelles bases, plus saines.

 

Mais en réalité, « les bases » sont toujours les mêmes, seul le nom a changé…

Je suis convaincu que cette simple modification d’appellation garantit des idées nouvelles, on sent que l’UMP a appris de ses erreurs et souhaite impliquer beaucoup plus le militant et le citoyen pour proposer un réel projet d’opposition.

CV express :

Etudiant en 2e année de bachelor « Management de l’immobilier » à Toulouse Business School, il a également évolué dans l’événementiel et le milieu de la nuit, notamment à « L’Envol côté plage » et le « Diagonale » place des Carmes.

Fonction : Responsable départemental des Jeunes Républicains.

 

 

 

 

 

 

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