Rebondir, un défi trop grand pour le Parti socialiste et Les Républicains ?

Recomposition. Dix mois après l’élection du président Emmanuel Macron, les deux partis qui, des décennies durant, ont dominé le jeu politique peinent à se relever. Dans leurs camps, les départs s’enchaînent au niveau national comme local. À Toulouse, François Chollet (LR) et Claude Touchefeu (PS) ont eux aussi décidé de tourner la page.

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C’est une élection qui a redéfini les cartes du jeu politique. Dix mois après l’arrivée d’Emmanuel Macron à la tête de l’État, le Parti socialiste (PS) et Les Républicains (LR) peinent à se recomposer, et voient les défections s’enchaîner. À Toulouse, François Chollet, adjoint au maire et vice-président de Toulouse Métropole, a quitté Les Républicains pour intégrer “Agir, la droite constructive”. Fondé en novembre 2017 par le député de la Seine-et-Marne, Franck Riester (anciennement LR, lui aussi), ce parti entend fédérer « ceux qui se sentent orphelins d’une droite et d’un centre modernes, réformateurs et modérés », comme il l’indique sur son site internet. En somme, ceux qui refusent la ligne du nouveau président LR Laurent Wauquiez, la considérant trop droitière. « J’ai quitté LR pour aller dans la maison d’à côté, pas dans celle d’en face mais je n’ai pas de raison d’avoir des propos négatifs envers le président de la République. Il y a dans son action des choses positives, et d’autres où je suis plus dubitatif », estime François Chollet avant de préciser : « Le vieux schéma d’opposition systématique est rejeté par les Français. Ça ne marche plus. »

Le flou du Parti socialiste

Ne pas être dans l’opposition systématique à la politique du gouvernement, c’est à contrario ce que reproche Claude Touchefeu au Parti socialiste. Accompagnée de 14 autres militants, l’élue a publié une lettre ouverte pour annoncer son départ du parti où elle militait depuis 23 ans. Elle y rappelle qu’à l’Assemblée nationale, sur les 31 députés PS, cinq ont voté contre la confiance au gouvernement. Un positionnement qui en dit long selon elle. « Il y a une dérive sociale libérale chez certains. Le PS n’est plus la force motrice de la gauche. Je n’ai plus foie en sa capacité à porter l’opposition à Emmanuel Macron », commente la conseillère municipale du groupe socialiste et radical où elle entend rester. Tout en se rapprochant de Génération.s, le mouvement fondé par Benoît Hamon, comme l’ancien maire socialiste de Toulouse Pierre Cohen et la conseillère municipale et communautaire Isabelle Hardy, tous deux pourtant toujours encartés au PS. Si elle participe au comité Génération.s Mirail-Pradettes, c’est surtout en tant qu’observatrice bienveillante. « Benoît Hamon est une piste intéressante mais je ne suis pas dans la construction de Génération.s, plutôt dans la reconstruction de la gauche », répond celle qui dit rêver d’une grande union de gauche.

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