Pouvoir d’achat : Libres ! 31 veut baisser le coût du travail

Ce lundi 4 février, Marc Ivaldi, professeur à Toulouse School of economics (TSE), a animé une conférence-débat organisée par Libres 31 !, un des courants du parti Les Républicains. Il a présenté une série de propositions pour augmenter le pouvoir d’achat.

Marc Ivaldi et Pierre Esplugas

Lundi 4 février, Libres ! 31 organisait une conférence-débat animée par Marc Ivaldi, chercheur à la Toulouse School of Economics. Cette deuxième réunion publique de l’antenne locale du mouvement de Valérie Pécresse au sein du parti Les Républicains s’était donnée pour thème : “Comment (vraiment) augmenter le pouvoir d’achat des Français ?” Une question d’actualité autant qu’un sujet de fond pour Pierre Esplugas-Labatut, le référent départemental. « Nous n’avons pas attendu la crise des Gilets jaunes pour l’aborder, mais le contexte justifiait d’autant plus de rendre publiques les conclusions de ce groupe de travail. »

Après avoir précisé et défini les notions fondamentales de pouvoir d’achat, de revenu et de panier de la ménagère, Marc Ivaldi a donc exposé ses principales propositions. Maîtrise des dépenses de l’État, abandon des 35 heures, primes au mérite… Tout un programme articulé autour de la valeur travail. « L’idée essentielle et de faire baisser le coût du travail pour engendrer une chute des prix », synthétise l’économiste, qui critique également les dernières mesures du gouvernement. Selon lui, la hausse du Smic et la loi sur l’alimentation, dont l’augmentation du seuil de revente à perte n’aura pas d’effet notable sur les revenus des agriculteurs, seraient contre-productives.

Proposer sans s’opposer

« Nous voulons organiser une droite de solutions. Une droite positive et propositive (sic) », défend Pierre Esplugas-Labatut qui souhaite que Libres ! 31 alimente sereinement le débat de fond au sein de sa formation politique. À ses yeux, la liste dévoilée pour les élections européennes reflète la volonté de Laurent Wauquiez de trouver un équilibre qui tienne compte des différents courants de LR : « Il y a des proches de Valérie Pécresse, d’Alain Juppé et des représentants d’une sensibilité plus conservatrice qui est légitime et doit avoir sa place. »

« Une droite positive et propositive »

Au sujet de la personnalité de la tête de liste Les Républicains aux prochaines européennes, François-Xavier Bellamy, dont les positions, notamment contre le mariage pour tous, ont fait craindre un clivage au sein même du parti, Pierre Esplugas-Labatut refuse le procès d’intention : « Rien ne laisse penser que le débat soit ouvert à nouveau. La loi a été adoptée il y a six ans. Ce serait une erreur politique de revenir dessus. »



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