Marion Lalane de Laubadère, l’élue inclassable

Adjointe en charge des affaires scolaires à la mairie de Toulouse et conseillère départementale, Marion Lalane de Laubadère fait partie de ces élus dits de la société civile. Cette enseignante de métier, présidente du groupe d’opposition au Conseil Départemental, revendique un positionnement de centre droit mais refuse le jeu des partis politiques.

Marion Lalane de Laubadère
© Kevin FIGUIER

La politique, Marion Lalane de Laubadère y est venue par hasard. Celle qui est adjointe en charge des affaires scolaires à la mairie de Toulouse n’y a pas été biberonnée. « Issue d’une famille de juristes qui n’avaient pas la politique vissée au corps mais qui ont toujours eu un intérêt pour la chose publique », résume-t-elle. En 1998, Marion Lalane de Laubadère prend sa carte à l’UDF. Elle a alors 26 ans mais l’aventure ne dure qu’un an. Au début des années 2000, l’élue quitte Châteauroux pour Toulouse.

En reprise d’études, la jeune femme passe le diplôme d’enseignante et devient professeur d’histoire-géographie dans un établissement privé. Paradoxalement, c’est ce métier qui la fera renouer avec la politique. En 2012, Nicolas Sarkozy perd les présidentielles. L’un de ses élèves, engagé dans la campagne de ce dernier, se trouve dans un café où sont réunis les militants locaux de feu l’UMP. Elle s’y rend et rencontre Laurence Arribagé. La même année, elle prend sa carte dans le parti de droite… sans y rester longtemps. « La guerre entre Copé et Fillon m’a écœurée », relève-t-elle.

Car l’élue a fait de son indépendance vis-à-vis des partis sa marque de fabrique. « Bien sûr, j’ai des convictions mais les étiquettes ne m’intéressent pas. Je peux trouver des points de convergence avec plein de gens », glisse celle qui s’est dit « juppéiste à fond » durant les dernières présidentielles et qui aujourd’hui voit d’un bon œil la politique menée par Emmanuel Macron.

À Toulouse, un autre homme politique trouve grâce à ses yeux. En 2012, elle s’engage dans la campagne des législatives auprès de Jean-Luc Moudenc, qui la nommera aux affaires scolaires une fois élu maire deux ans plus tard. L’année suivante, elle ajoute la casquette de conseillère départementale à son CV. Si l’adjointe au maire se dit fière de ce qu’elle a mis en place, notamment le parlement éducatif qui réunit les acteurs des politiques éducatives locales, elle refuse de parler de carrière. « Je n’ai pas anticipé ce que j’ai fait depuis quatre ans, alors je ne sais pas où je serai à l’avenir », affirme-t-elle dans un sourire.

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