Les macronistes toulousains à l’épreuve du pouvoir

Adhésion. Ils sont issus du PS, du Modem ou n’étaient dans aucun parti. Comment se passe leur cohabitation au sein d’En Marche ? Sont-ils tous en accord avec la ligne du gouvernement ? Début de réponse avec trois députés LREM de Haute-Garonne.

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Le président du parti Les Républicains Laurent Wauquiez vient de les traiter de guignols, estimant avoir été « très soft » avec cette description. Mais sur le terrain, comment ces députés issus de courants divers et ralliés à En Marche assument la politique du gouvernement ? La ligne “en même temps de gauche et de droite” prônée par Emmanuel Macron est-elle tenable ? À entendre les députés de Haute-Garonne, il n’y a aucun problème de cohabitation. « On se retrouve sur la ligne En Marche », assure Jean-Luc Lagleize, toujours membre du Modem. « On déroule ce que l’on a annoncé pendant la présidentielle et les législatives. Les différences entre ceux venus de droite ou de gauche ne se voient pas vraiment. Peut-être parce qu’ils n’avaient pas de positions extrêmes. » Des propos confirmés par Monique Iborra, exclue du PS pour avoir rejoint LREM. « Notre dénominateur commun, c’est d’avoir choisi une candidature En Marche en connaissance de cause. Je n’ai eu aucun problème à me faire accepter au niveau national. » Beaucoup de nouveaux élus sont même venus demander des conseils de celle qui entame son troisième mandat de députée. Les élus de Haute-Garonne essaient de se retrouver une fois par mois à l’Assemblée nationale pour discuter des dossiers locaux. « Nous avons un comité politique prévu par le mouvement », appuie Jean-François Portarrieu.
Sur ces dossiers, tous ne partagent pourtant pas la même ligne, comme on peut l’observer sur la question de la LGV. « Nous sommes majoritairement pour un investissement dans les transports du quotidien. C’est moins l’étiquette que les circonscriptions qui jouent dans le positionnement. Les élus de Toulouse sont plus favorables à la LGV », explique Monique Iborra. « Il existe des nuances mais pas de rupture. » « Je reste mesuré », assume de son côté Jean-François Portarrieu. « La LGV est importante mais moins urgente que le doublement du sillon Matabiau-Saint-Jory » qui se trouve sur sa circonscription. « Mais je suis sûr qu’il y aura un vote conforme en avril. Aucun député de Haute-Garonne ne s’est pour l’instant signalé par un vote dissident », précise-t-il. Le collectif paraît donc l’emporter au sein des députés En Marche de Haute-Garonne même si Jean-Luc Lagleize assure « tout faire pour peser avant les projets de loi et éviter que tout se fasse par ordonnances ». En faisant ce qu’il avait annoncé, Emmanuel Macron semble faciliter la tâche de ses troupes, dans un groupe où chacun certifie que « ça respire bien ». De là à parler de godillots ou de guignols ? Les prochaines réformes devraient donner des éléments de réponse supplémentaires.

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