Les députés de la majorité défendent leur travail

Entre les rebelles, les absentéistes ou ceux qui affichent haut et fort leur soutien au gouvernement, les députés de la majorité en Haute-Garonne ne sont pas forcément tous sur la même longueur d’onde.

Jean-Luc Lagleize et Sébastien Nadot
Jean-Luc Lagleize et Sébastien Nadot.

Le 25 septembre dernier, le site Mediacités publiait un article intitulé “Rebelles, fayots, actifs ou atones : les députés d’Occitanie au scanner“. L’objectif était de mettre en lumière leur activité ou leur communication. Dans l’analyse des votes, on pouvait notamment remarquer que, dans 26,13 % des cas, Sébastien Nadot avait voté contre les consignes du groupe LREM. De quoi s’interroger sur le choix de celui qui est aussi porte-parole du Mouvement des progressistes, de rester au sein de la majorité ?

« Je me remettrais en question si je ne pouvais pas voter différemment», estime au contraire celui pour qui le vote peut être dicté « soit par son appartenance politique, soit par l’intérêt général ». « Cela peut paraître surprenant par rapport à un mode de fonctionnement un peu sclérosé mais 2017 a symbolisé un renouvellement des pratiques. Quand je travaille sur un dossier que je connais, je vote selon mes convictions. Quand je le maîtrise moins, je vote comme le groupe », explique Sébastien Nadot.

Autre point souligné dans l’article, la forte présence de Jean-Luc Lagleize sur Twitter où il mentionne très souvent (327 tweets) Emmanuel Macron. Étonnant pour un élu Modem ? « Je n’oublie pas que je fais partie de la majorité présidentielle, rappelle l’élu toulousain. C’est grâce aux appuis du Modem qu’Emmanuel Macron a été élu. Il est donc normal que je sois en soutien du gouvernement et du président de la République. » Selon lui, il est aujourd’hui indispensable de passer par les réseaux sociaux pour être en contact avec les citoyens. « Je publie également une lettre mensuelle numérique. Je suis élu dans une très grosse circonscription et, dans cette mandature, nous sommes très présents à Paris. Beaucoup plus que sur nos terres », ajoute-t-il.

« Nous croulons sous le travail et la présence dans l’hémicycle est très compliquée »

Comment expliquer alors sa faible présence lors des scrutins ? « Le travail se fait d’abord en commission, affirme-t-il. Sur la loi Élan, par exemple, j’ai assisté aux travaux en commissions pendant 17 jours consécutifs. » « On ne peut pas remettre en cause le temps que l’on passe à travailler, se défend de son côté Sébastien Nadot. Nous croulons sous le travail et la présence dans l’hémicycle est très compliquée. Je vote souvent par procuration. En ce moment, je suis rapporteur d’une mission d’information et les auditions se déroulent en même temps que le vote solennel du mardi. » Sur cette question de la participation aux scrutins, Jean-François Portarrieu n’a pas souhaité s’exprimer. Monique Iborra et Corinne Vignon n’ont de leur côté pas répondu à nos sollicitations.



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