Laurence Arribagé confirmée à la présidence de LR31

La présidente sortante du parti Les Républicains en Haute-Garonne, Laurence Arribagé, a été réélue. Sa mission : séduire les déçus du macronisme et redonner des « envies de droite » en vue des élections.

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Vendredi dernier, Laurence Arribagé a été réélue à la présidence de la fédération départementale du parti avec 64,42 % des voies et une participation frôlant les 73%. « C’est un score net et significatif qui démontre que les adhérents ont fait les choix de la diversité et du respect de toutes les sensibilités », observe Pierre Esplugas-Labatut, porte-parole de la fédération. Après une campagne marquée par la résurgence de l’aile droite de son parti, incarnée par Michel Aujoulat et Nicolas Bonleux, Laurence Arribagé siffle la fin des hostilités et appelle au rassemblement.
Prônant la loyauté, elle souhaite mettre à profit sa légitimité réaffirmée pour se mettre au travail, sans fermer la porte à « ceux qui ont soutenu un autre candidat ».

La présidente le garantit : « Il y a de la place pour tous, même si la priorité sera donnée à ceux qui ont été à mes côtés ». Attaquée sur son manque de clarté politique et une trop grande macron-compatibilité, Laurence Arribagé tente de rassurer les partisans d’une droite plus dure : « La seule ligne en Haute-Garonne, c’est celle de Laurent Wauquiez, le président du parti. Nous sommes dans l’opposition au gouvernement et à Emmanuel Macron, mais ça ne veut pas dire que nous allons lui taper dessus comme des barbares. Je souhaite être à l’image de ma fédération où se retrouvent des sensibilités qui vont de “Libres!” à “Sens commun” ».

« La seule ligne en Haute-Garonne, c’est celle de Laurent Wauquiez » – Laurence Arribagé

Mais pour les dissidents, cette volonté d’ouverture doit se traduire concrètement : « Il faut qu’elle prenne des membres de notre équipe et quelle formalise la possibilité d’exprimer une opposition au sein de la fédération. Sinon, nous continuerons de faire entendre notre voix en passant, par exemple, par les médias », avertit Nicolas Bonleux, qui avait retiré sa candidature au premier tour pour s’allier au premier vice-président de Toulouse Métropole, Michel Aujoulat.

Une fois réglées les dissensions internes, Laurence Arribagé devra se pencher sur les prochaines échéances, avec les élections européennes (2019) puis municipales (2020). « L’objectif est de présenter un maximum de candidats LR. Nous devons à tout prix éviter de créer une machine à perdre en multipliant les listes de droite. Il va falloir donner envie à ceux qui sont partis de revenir, récupérer les déçus du macronisme et aller chercher les jeunes », détaille la présidente.



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