L’Archipel Citoyen veut bousculer les institutions locales

SURSAUT. Né à l’été 2017 de la rencontre de membres associatifs, de syndicats ou de simples citoyens, ce nouveau mouvement en pleine construction souhaite élaborer un programme complet pour Toulouse et son agglomération autour d’un mode de gouvernance inédit. Prochaine étape le 17 janvier à Toulouse. Paul Périé

Archipel Citoyen
Archipel Citoyen © Franck Alix

Le constat n’est pas nouveau. Et les taux d’abstention en hausse à chaque élection le confirment. Les Français se sentent de moins en moins concernés par les élections. Pour autant, les associations et les manifestations de revendications parviennent à rassembler, à l’image de Nuit Debout au printemps 2016. Pour ses deux porte-paroles Émilie Teyssedre et Maxime Le Texier, L’Archipel Citoyen a pour objectif de donner un moyen d’expression à l’ensemble de ces mouvements. « Nous sommes partis du désenchantement politique que tout le monde constate, et nous nous sommes demandés comment se réapproprier la politique au quotidien et pas seulement lors des grandes élections. Il faut réintroduire le citoyen dans le cheminement des décisions politiques et donc changer les modes de gouvernance. L’Archipel Citoyen propose à la fois un changement sur le fond mais aussi sur la forme », explique Maxime Le Texier.

« S’appuyer sur les compétences de chacun »

Le 17 janvier prochain, lors d’une réunion publique, ce sont ces idées, ainsi que le fonctionnement de L’Archipel Citoyen, que la trentaine de membres et les 200 personnes gravitant autour du mouvement viendront présenter. Des ateliers de travail participatifs doivent ensuite permettre de faire émerger de nouvelles idées. Des élus de différents bords politiques se sont déjà associés à cette démarche, dont le but est de « dédiaboliser le conflit élus/citoyens », assure Émilie Teyssedre. « Nous voulons nous appuyer sur l’ensemble des compétences, à la fois des citoyens, des élus, mais aussi des fonctionnaires qui connaissent les dossiers. Nous sommes organisés en cercles, qui ont chacun une thématique ou un projet. » L’Archipel Citoyen axe ainsi son fonctionnement sur l’éducation populaire, avec des échanges qui permettent à chacun de se former sur les problématiques de Toulouse et des 37 villes de sa métropole.

En septembre dernier, une première réunion publique de présentation a permis de clarifier les valeurs du mouvement et son fonctionnement. « Notre démarche se construit en trois temps », précise Émilie Teyssedre. « Une phase de diagnostic en 2018, une phase d’élaboration du programme en 2019 et, en 2020, une candidature aux élections municipales. » Car l’idée de L’Archipel Citoyen n’est pas d’être un simple laboratoire d’idées mais bien d’aller jusqu’au bout. « Il y a des exemples intéressants comme Grenoble ou Barcelone », note Maxime Le Texier.

Le 17 janvier 2018 à partir de 19h30 à la salle San Subra à Toulouse. Réunion du Grand Cercle de L’Archipel Citoyen.

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