Isabelle Hardy, la rassembleuse

Il y a deux mois, la présidente du tout récent groupe Génération.s à la mairie de Toulouse quittait le Parti socialiste. Mais sur l’échiquier politique toulousain, Isabelle Hardy veut jouer la carte de l’unité avec ses anciens camarades. Et plaide pour une gauche unie en vue des prochaines municipales.

Isabelle Hardy
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La politique, Isabelle Hardy assure y être arrivée par hasard. Durant de longues années, la Toulousaine est responsable de la communication au sein de l’Ardesi, l’ex-agence régionale du numérique avant de devenir présidente du Club de la communication de Midi-Pyrénées en 2005. Issue d’une famille qu’elle décrit comme ayant des valeurs de gauche mais pas militante, elle fait son entrée en politique deux ans plus tard.

Ancienne adjointe au commerce

 

Pierre Cohen, alors candidat socialiste pour la mairie de Toulouse souhaite élargir son équipe à un profil habitué des milieux économiques et venu de la société civile. Ce sera Isabelle Hardy. Élu maire, le socialiste la nomme adjointe au commerce. « J’ai adoré ce mandat qui permet de travailler sur une vision de la ville à long terme », note celle qui attrape dès lors le virus de la politique mais ne s’encartera au PS qu’en 2011.

Un parti qu’elle a quitté le 4 avril dernier, pour rejoindre les rangs de Génération.s, le mouvement créé par Benoît Hamon. « Ce que j’y apprécie particulièrement, c’est de voir que dans toutes les réunions que l’on peut faire, je ne connais pas la majorité des gens présents », commente celle qui assure la présidence de ce nouveau groupe municipal.

L’union comme objectif

Très critique vis-à-vis de certaines positions prises lors du quinquennat de François Hollande comme la loi Travail ou l’épisode sur la déchéance de nationalité, Isabelle Hardy estime que ces orientations ont créé de réelles confusions. Pour autant, si la conseillère municipale considère que le PS est toujours de gauche, elle se sent tout simplement « davantage en phase avec la façon de fonctionner de Benoît Hamon”.

Tout en ayant pris ses distances avec le parti socialiste au niveau national, Isabelle Hardy veut jouer la carte de la coopération à l’échelle locale. « Nous travaillons ensemble sur les gros dossiers comme celui de la gestion de l’eau. Je pense qu’il faut être rassemblés et rassembleurs », souligne l’élue. Une entente qu’elle estime nécessaire pour remettre la gauche au pouvoir lors des prochaines élections municipales.

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