Fufu, le japonais sans sushi ni maki

Ça saute ! Cette toute nouvelle table propose aux Toulousains de découvrir les saveurs et l’ambiance des cuisines du pays du Soleil levant. Ici, ni sushi ni maki, mais du ramen ou des yakosibas, des plats faits maisons et servis 7 jours sur 7 par une joyeuse brigade.

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© Franck Alix

« Irasshaimase ! », lancent à tour de rôle les cuisiniers du Fufu quand on pénètre dans leur antre. Ce bienvenue en japonais donne le ton. Avant d’entrer dans cette cantine traditionnelle, il faut oublier tout ce à quoi l’on s’attend dans un restaurant nippon. Aucun plateau de sushi ne s’affiche à la carte. Et à voir les énormes woks qui crépitent sur les impressionnants foyers de la cuisine, on comprend vite que pas un poisson cru ne pourra être servi. Alors que les chefs s’affairent devant de gros bouillons, tout en échangeant en japonais, autour d’eux, les clients commencent à s’installer sur les petites tables ou au comptoir. « Le spectacle est dans les cuisines ! Il n’y a pas de musique de fond, la nôtre est jouée par les plats », reconnaît Théo Bolor, le cogérant de Fufu-Capitole.

Il y a un mois, rue Sainte-Ursule, il a ouvert avec son équipe les portes de cet établissement, le troisième de l’enseigne Fufu. Ce concept de “Japanese Noodle Bar” a été lancé à Bordeaux en 2010 par Ludovic Chassagne, un Français ayant vécu au Japon. « Les restaurants de ramen, ces soupes constituées de pâtes, viande ou encore algues, sont très courants au Japon, beaucoup plus que les sushis ! Nous avons en France une image déformée de la gastronomie japonaise », explique Théo Bolor. Après s’être occupé de la communication des restaurants Fufu de Bordeaux, il découvre que Toulouse ne compte pas pas de véritable restaurant de ramen. « Je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire ici, nous avons donc cherché un local bien situé, nous sommes également allés au Japon pour nous inspirer le plus possible de ce qui se fait là-bas », poursuit le jeune gérant.

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© Franck Alix

« Le spectacle est dans les cuisines ! Il n’y a pas de musique de fond, la nôtre est jouée par les plats »

Et le ramen a déjà séduit les Toulousains. Depuis le mois de janvier, les 17 places assises de Fufu sont bien souvent prises d’assaut, des files d’attente se sont même formées devant la porte… Midi et soir, 7 jours sur 7, on peut donc déguster ramen, mais aussi yakisoba (des nouilles sautées avec des légumes ou de la viande), donburi (riz avec du porc ou des gambas panés) ou encore gyozas (raviolis frits en forme de beignets). Les cuisiniers ne chôment pas. Ici, les plats sont faits maison, y compris les nouilles confectionnées sur place grâce à une machine spécifique. Tôt le matin, la journée commence par la préparation du bouillon, nécessitant près de 4h de cuisson. Si Fufu fait venir du Japon des produits comme les sauces, le saké, le thé, la limonade ou la bière, servie en pression, il met un point d’honneur à travailler uniquement avec de la viande française. « Nous voulons proposer une cuisine simple et de qualité à un prix abordable. Le ticket moyen se situe autour de 13€ », poursuit Théo Bolor. Pour ce tarif, le client peut également voir son plat s’assembler sous ses yeux à une vitesse vertigineuse et entendre le “fufu” sortant de la bouche des chefs qui soufflent sur le feu.

Infos pratiques : Fufu-Capitole, 32 rue Sainte-Ursule, Toulouse, ouvert 7 j/7 de 11h30 à 15h et de 18h30 à 23h.

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