[Dossier] Comment limiter son exposition en cas de pic de pollution

William Brawley

Comme les séniors, les bébés, les diabétiques ou les cardiaques, les personnes qui souffrent d’insuffisance respiratoire sont parmi les plus vulnérables à la pollution atmosphérique. « Lorsqu’il y a un pic, je reste à la maison ! » confie Marcel Villalon, président de l’Association départementale des insuffisants respiratoires. Sans même regarder les indices publiés quotidiennement par Atmo Occitanie, l’observatoire régional de la qualité de l’air, il sait qu’après quatre ou cinq jours de beau temps, il doit prendre ses précautions. Surtout s’il fait chaud.

Chez lui, il a installé des filtres au charbon actif sur chaque grille d’aération et sur son système de ventilation. Ce qui ne le dispense pas d’ouvrir les fenêtres aux heures les plus fraîches de la journée, afin de renouveler l’air intérieur. Lorsque le niveau d’alerte est atteint, il n’est pas question pour lui de prendre la voiture, « l’air de l’habitacle étant plus pollué qu’à l’extérieur ». De se promener en ville au milieu des véhicules à moteur – ce qui est particulièrement contre-indiqué pour les enfants en bas âge, plus exposés aux pots d’échappement et dont le système respiratoire est en train de se développer. Ou de pratiquer une activité physique intense : « Lorsque l’on fait du sport, la quantité d’air brassé par les poumons peut être multipliée par 20 », explique Marcel Villalon.

Évidemment, les substances irritantes (tabac, peintures, solvants, colles) aggraveront les effets de la pollution. L’homme ne porte jamais de masque de protection : « Ceux en tissus ou en papier ne servent à rien, et les plus filtrants, certifiés N95, m’empêchent de respirer. » Ces derniers se révèlent, au demeurant, incapables de stopper les particules fines, issus notamment des gaz d’échappement de diesel. Enfin, il recommande de consulter un professionnel de santé si certains symptômes apparaissent (yeux irrités, bouche sèche, gêne respiratoire). Ou de se renseigner auprès d’Air Santé, au 05 61 77 94 44.



UN COMMENTAIRE SUR [Dossier] Comment limiter son exposition en cas de pic de pollution

  1. DESSORT dit :

    Je lis à juste raison……..
    “De se promener en ville au milieu des véhicules à moteur – ce qui est particulièrement contre-indiqué pour les enfants en bas âge, plus exposés aux pots d’échappement et dont le système respiratoire est en train de se développer”.
    Effectivement, il y a longtemps que je me demande pourquoi on continue à construire des poucettes avec l’enfant en avant et non de dos. A la hauteur de tous les pots d’échappement le long des trottoirs l’enfant respire un bon coup de pollution, bien plus que si sa Mère fume 1m au-dessus.
    Il vaut mieux qu’en tout et pour tout l’enfant regarde le sourire rassurant de sa Mère que la nature polluée, son avenir s’en trouvera plus sain.
    ANNIE.

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