Suppression du péage de l’Union : quels impacts ?

La ministre des Transports a demandé au préfet de la Région Occitanie, préfet de la Haute-Garonne, d’organiser une table ronde avec les acteurs locaux afin d’évaluer l’ensemble des impacts d’une suppression éventuelle du péage de l’Union sur l’A68.

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Ont été invités à participer à celle-ci, les députés, la présidente du conseil régional Occitanie, le président du conseil départemental de Haute-Garonne, le président de Toulouse Métropole, les 14 maires du collectif promouvant la suppression du péage et le concessionnaire ASF.
La première table ronde s’est réunie le 17 octobre 2018. Elle a permis de valider la méthode de travail : une étude détaillée conduite par les services de l’État et sa présentation ce jour lors de la seconde table ronde. C’est la première fois qu’une étude aussi complète a été conduite pour mesurer les conséquences précises de l’éventuel effacement du péage de l’Union.

Elle fait apparaître que la suppression éventuelle du péage de l’Union conduirait à :
– d’importants reports de trafics sur l’A68 de nature à générer d’importantes remontées de files sur l’autoroute ;
– une augmentation des temps de parcours de l’ordre de 15 minutes pour les usagers de l’A68 ;
– une forte congestion des giratoires à l’entrée de la bretelle autoroutière, avec un impact négatif sur l’accès à la clinique de l’Union
un trafic supplémentaire de “rabattement” vers la bretelle devenue gratuite, avec une forte fréquentation des zones résidentielles de l’Union et de St Jean entraînant une dégradation de la qualité de l’air et un accroissement de la nuisance sonore dans ces zones
une baisse de trafic sur les routes départementales RD 888 et RD112, mais qui ne se traduit pas en gains de temps compte-tenu de la faiblesse des diminutions.

Les partenaires ont pu échanger sur les conclusions de l’étude au cours de la réunion de ce jour et l’étude comme l’ensemble des positions exprimées seront transmises, conformément à sa demande, à la Ministre des Transports.
Le préfet proposera à la ministre des Transports qu’ASF en lien avec les collectivités locales et les services de l’Etat puissent étudier l’opportunité et la faisabilité de solutions intermodales alternatives.

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