Des propositions concrètes pour les mères isolées

Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes, Etienne Guyot, préfet de la région Occitanie, préfet de Haute-Garonne, a convié un public de décideurs à une conférence inédite dite « inversée » autour de la monoparentalité. Elle s’est déroulée le jeudi 7 mars 2019 au centre social de la Reynerie à Toulouse.

 

La parole a été donnée à des mères isolées ou en situation de monoparentalité qui ont pu témoigner de la complexité de leur situation
La parole a été donnée à des mères isolées ou en situation
de monoparentalité qui ont pu témoigner de la complexité de leur situation. ©DR

 

Cette conférence a permis de donner la parole à des mères isolées ou en situation de monoparentalité qui ont pu témoigner de la complexité de leur situation, notamment sur les questions de précarité, d’emploi, de logement et de parentalité, des difficultés qu’elles rencontrent dans leur vie quotidienne et de leurs attentes vis à vis de l’État et de la société.

Une cinquantaine de personnes – décideurs, élus, représentants des services publics, acteurs du logement, associations – ont été invitées à écouter les femmes et à prendre connaissance de leurs propositions.

Différentes thématiques ont été abordées : l’isolement, l’emploi, la garde des enfants, le logement, le droit de visite du parent non gardien et le non paiement des pensions alimentaires.

A l’issue de la manifestation, les propositions et attentes émises par les mères isolées ou familles monoparentales ont été adressées à la secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations. Elles alimenteront ainsi le Grand débat national.

Parmi les propositions, on peut retenir :
– créer une association « parent solo H24 » afin de rompre l’isolement
– amplifier la création de logements partagés
– définir un statut de parent isolé
– créer une agence de « tiers payant » et un salaire parental
– aider et simplifier la création de modes de gardes parentaux (crèches, autres) et développer le soutien financier aux modes de gardes alternatifs (horaires atypiques, à domicile…) et leur nombre
– proposer une vraie préparation à la parentalité dès l’adolescence aux filles et aux garçons, puis pendant la grossesse
– prendre en charge par la sécurité sociale l’accompagnement psychologique des parents seuls
– centraliser l’information par des référents « monoparentalité » dans les services
– créer des groupes de paroles locaux dédiés aux parents seuls

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