Des rues porteront prochainement les noms des victimes de Mohamed Merah à Toulouse

Après la ville de Paris qui vient d’inaugurer deux allées aux noms des enfants juifs tués devant leur école, le 19 mars 2012 à Toulouse, les élus de la Ville rose réfléchissent à leur tour à la manière d’honorer la mémoire des victimes du terrorisme.

©Twitter Laurence Arribagé

Deux allées ont été inaugurées à Paris, aux noms de trois des victimes de Mohamed Merah, samedi 19 mai 2019. Nicolas Sarkozy, président de la République au moment des faits, et Anne Hildago, la maire de Paris, étaient présents lors de la cérémonie d’inauguration au square Sainte Odile, dans le 17ème arrondissement.

Myriam Monsonego, fille du directeur âgée de 7 ans, ainsi que Arieh, Gabriel et leur père Jonathan Sandler, professeur d’hébreu, ont été emportés par le tueur au scooter le 19 mars 2012, devant l’école juive toulousaine Ozar Hatorah. Le terroriste a également tué trois militaires à Montauban, dans le Tarn-et-Garonne, et à Toulouse : Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad.

Une décision aux mains de la mairie

Sept ans après le drame, la Ville rose annonce que la question de l’hommage rendu aux victimes sera discutée lors du prochain conseil municipal, le vendredi 14 juin. Deux propositions sont déjà en discussion. La première serait de rassembler les noms des quatre victimes de l’école juive, Myriam Monsonego, Arieh, Gabriel et Jonathan Sandler, sur un même lieu. Le choix s’est arrêté sur l’allée du jardin Michelet, à Bonnefoy.

Les noms des militaires, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf et Mohamed Legouad, seraient, quant à eux, donnés à trois allées du jardin Niel, se trouvant au sein de l’ancienne caserne militaire éponyme du quartier Saint-Agne.

Lors du dernier conseil, le 22 mars, la municipalité avait déjà décidé d’honorer la mémoire de victimes du terrorisme : Arnaud Beltrame, le militaire tué le 24 mars 2018 lors de l’attentat du Super U de Trèbes et le père Jacques Hamel, assassiné en juillet 2016 à Saint-Etienne-du-Rouvray, en Normandie. Leurs noms seront donnés à une allée du square Saliège, aux abords de la cathédrale Saint-Etienne.

Cet endroit a été choisi symboliquement, le cardinal Saliège étant considéré comme l’un des premiers résistants de Toulouse lors de la Deuxième Guerre Mondiale pour avoir caché des familles juives menacées de déportation.

Perrine Bontemps

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