Cornebarrieu : les employés métropolitains obligés de pulvériser du glyphosate

Lundi matin, l’élu écologiste Patrick Jimena a publié sur sa page facebook deux vidéos où l’on voit des agents métropolitains pulvériser du glyphosate aux abords du cimetière de Cornebarrieu. Un produit pourtant interdit aux collectivités depuis le 1er janvier pour l’entretien des espaces verts accessibles au public.

capture d'écran de la vidéo montrant des employés municipaux pulvérisant du glyphosate à Cornebarrieu © Patrick Jimena
Capture d’écran de la vidéo montrant des employés municipaux pulvérisant du glyphosate à Cornebarrieu © Patrick Jimena

La première vidéo postée par Patrick Jimena, élu écologiste (EELV) de Colomiers et conseiller métropolitain, montre un employé municipal équipée d’une combinaison de protection en train de pulvériser un herbicide, sur un terrain à proximité du cimetière de Cornebarrieu. « Je m’arrête et je demande quel produit ils pulvérisent. L’agent qui travaille pour la Mairie de Toulouse me dit que c’est du glyphosate et qu’on l’oblige à le faire. Ceci n’est plus possible ! » se scandalise l’élu dans un message accompagnant la vidéo.

Or, depuis la loi Labbé du 1er janvier 2017, les collectivités territoriales ne peuvent plus utiliser ou faire utiliser des pesticides pour l’entretien des espaces verts, des forêts ou des promenades accessibles ou ouverts au public et relevant de leur domaine public ou privé.

Dans la deuxième vidéo posté, l’un des employés municipaux confirme être « obligé de le passer », et recevoir des ordres. « Ça fait des année et des années qu’on le passe (…) Ça fait 19 ans que j’en passe », précise ce dernier.

Une “erreur” pour Toulouse Métropole qui reconnaît pourtant utiliser du glyphosate

La métropole de Toulouse, contactée par nos confères de France 3 Occitanie, se décharge sur ses employés et plaide « l’erreur », tout en reconnaissant continuer d’utiliser ce produit nocif pour la santé et l’environnement dans 2 des 11 cimetières de son territoire. Pour se justifier, la collectivité revendique une exception faite par la loi pour les cimetières, ceux-ci n’étant pas reconnus comme « lieux de promenade ».

Un premier coup de sécateur dans la belle déclaration d’intention écologiste du président de la Métropole Jean Luc Moudenc de faire de Toulouse une ville plus verte.

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