Athena X-IFU : le futur chasseur de trous noirs sera toulousain

Un outil révolutionnaire verra le jour à Toulouse. Des dizaines d’ingénieurs vont se consacrer durant les 10 prochaines années à développer une technologie inédite pour décrypter les secrets les mieux gardés de l’Univers : le spectromètre X-IFU. Il sera propulsé dans l’espace au début des années 2030, à bord de l’observatoire européen Athena.

Trou noir supermassif © IRAP-OMP

À l’issue de quatre ans d’études et d’une évaluation rigoureuse, le projet du spectromètre X-FIU vient d’être confirmé par les scientifiques de l’Agence spatiale européenne (ESA) et le Centre national d’études spatiales (CNES).

Afin d’obtenir une vision plus profonde dans l’espace, cet instrument sera d’une taille et d’une précision inégalées, 800 kg pour 4000 détecteurs. Il captera les rayonnements X émis par des phénomènes puissants tels que les trous noirs, afin de les étudier pour en comprendre l’origine et l’historique.

Une équipe toulousaine en charge du développement scientifique

Le toulousain Didier Barret, directeur de recherche CNRS à l’Institut de recherche en astrophysique et planétologie de Toulouse (IRAP), sera à la tête du développement scientifique de l’instrument phare du futur observatoire spatial européen Athena (Advanced Telescope for High-ENergy Astrophysics).

Vincent Albouys sera, quant à lui, chef de projet pour la phase de développement au sein du CNES. La mise en place de la pièce X-IFU regroupe au total plus de 220 ingénieurs et chercheurs, répartis dans 13 pays sur trois continents.

Créer une technologie inédite pour mieux comprendre l’Univers

Athena, technologie unique au monde permettra l’étude de phénomènes les plus extrêmes et les plus énigmatiques du cosmos, comme les amas de galaxies ou les trous noirs. La compréhension de ces événements éclaireront les chercheurs sur les étapes de l’expansion de l’Univers.

Ils permettront d’étudier la croissance des trous noirs et celle des galaxies qui les abritent, et ainsi de comprendre leur influence mutuelle. Mais également de comprendre comment les galaxies se sont regroupées pour former la structure que l’on connaît aujourd’hui.

Ces mystères sont au cœur de la recherche astrophysique. « Avec Athena, nous pourrons remonter à environ un milliard d’années après le big-bang et ainsi étudier les premiers trous noirs qui se sont formés dans l’Univers », confie Didier Barret au site Exploreur.

(Source : communiqué de presse)

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