Médialexie aménage les postes de travail des dys

Référence de l’accessibilité numérique, Médialexie propose une suite de logiciels qui assistent les dys, de l’école jusqu’à l’entreprise…

predicteur médialexie
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Parmi les outils numériques devenus indispensables aux dys, Médialexie est l’un des plus complets. Depuis douze ans, cette société aménage des postes de travail d’élèves confrontés à des troubles spécifiques du langage et des apprentissages. « Nos logiciels aident à comprendre et à restituer les savoirs. Mais ils ne doivent pas se transformer en béquille pour l’enfant. On bride leurs fonctionnalités pour qu’en aucun cas ils ne lui donnent une réponse ou un quelconque avantage sur ses camarades », révèle Abderrahman Brini, le président de Médialexie. C’est là toute la particularité de cette suite de programmes qui s’adapte strictement au système éducatif des pays qui l’utilisent (États-Unis, Royaume-Uni, Canada, etc.)

Une trentaine d’outils disponibles

Le transcriveur retranscrit les enregistrements vocaux, l’éditeur simplifie le traitement de texte, le formuleur permet de dicter une formule mathématique, le cartographe transforme un texte en schéma… Une trentaine d’outils spécifiques sont disponibles à la vente. Le pack intégral en français, à 799 euros, n’est toutefois pas toujours pris en charge dans le cadre d’un Projet de personnalisation de scolarisation (PSS) : « Cela dépend de la politique de chaque Maison départementale des personnes handicapées. Si le Nord ou les Bouches-du-Rhône équipent bien leurs élèves, c’est loin d’être le cas ailleurs. Pour pallier la carence de l’Éducation nationale, nous avons mis en place un système de location de nos logiciels », indique l’entrepreneur. Les mises à jour, gratuites, intègrent les recommandations de chacun des acteurs concernés : élèves, parents, enseignants, inspecteurs d’académie ou professionnels de santé.

La société propose également ses services aux collectivités et aux entreprises. Ces deux dernières années, elle a ainsi aménagé des postes pour le Grand Lyon, EDF ou Michelin : « Nous installons les mêmes logiciels que ceux destinés aux élèves, mais dans une version entièrement débridée, de manière à fournir à l’employé un maximum d’efficacité de travail », conclut Abderrahman Brini.



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