Gilets jaunes : comment soutenir les entreprises touchées ?

À l’occasion des vœux de la CCI de Toulouse, son président Philippe Robardey est revenu sur les conséquences du mouvement des Gilets jaunes et sur les mesures mises en place pour soutenir entreprises et commerçants.

ROBARDEY Philippe

Alors que se profile l’acte X des Gilets jaunes samedi, une enquête menée par la Chambre de commerce et d’industrie de Toulouse auprès de 247 professionnels, entre le début du mouvement et la mi-décembre, a montré que deux tiers d’entre eux constatent une baisse de leur chiffre d’affaires d’au moins 30%. 20 % d’entre eux accusent même un recul de plus de la moitié de leur activité, tandis que le mois de décembre représente généralement 20 à 30 % du chiffre annuel.

« Les commerces vont connaître un deuxième samedi de soldes catastrophique », ajoute Philippe Robardey, le président de la CCI, en insistant sur l’effet domino de cette baisse d’activité. « Cela va entraîner une chute de la production des industriels et des ruptures d’approvisionnement à cause des difficultés pour les transporteurs. »

« Nous voulons à tout prix éviter que les commerçants s’arment pour se protéger »

Face à cette situation, la CCI de Toulouse multiplie les initiatives. La plateforme Alerte Commerce permet d’être averti en temps réel pour fermer les magasins. Une cellule de crise a déjà recensé 75 entreprises ayant subi des préjudices matériels en centre-ville et 15 professionnels ont demandé un report d’échéances pour protéger leur trésorerie. La CCI travaille aussi auprès des différents acteurs pour limiter les conséquences à moyen terme.

« Nous appelons par exemple les assurances à considérer le mouvement comme un seul événement pour que les commerçants ne payent la franchise qu’une fois en cas de dégâts », explique Philippe Robardey. Un fonds de solidarité de 300 000 euros a également été créé et un plan de relance, une fois le mouvement terminé, est à l’étude. « Nous voulons à tout prix éviter que les commerçants s’arment pour se protéger », s’inquiète le président, pour qui « la meilleure façon de s’en sortir est que cela s’arrête ».

Cellule de crise : 05 61 33 66 50
celluledecrise@toulouse.cci.fr



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